De nouvelles pluies torrentielles se sont abattues sur la bande de Gaza dans la nuit de lundi à mardi, inondant des centaines de tentes et aggravant la situation des déplacés palestiniens. Selon l’agence de presse WAFA, environ 127 000 des 135 000 tentes recensées sont désormais considérées comme inhabitables en raison de leur vétusté et de l’humidité extrême.
Les premières pluies hivernales ont transformé la bande de Gaza en un vaste champ d’abris gorgés d’eau et de tentes arrachées. Alors que 80 % des habitants survivent sous des toiles de fortune ou au milieu des ruines, les agences humanitaires de l’ONU alertent sur une dégradation rapide des conditions de vie, ces abris n’étant pas adaptés aux pluies et aux températures actuelles.
Plusieurs tempêtes ont balayé des milliers de tentes
Depuis décembre, plusieurs tempêtes ont submergé ou balayé des dizaines de milliers de tentes et provoqué l’effondrement d’immeubles déjà fragilisés par des frappes israéliennes, causant des dizaines de morts et de blessés. Certains Palestiniens ont succombé au froid extrême.
Le correspondant d’Al Qahera News a indiqué mardi que « 10 000 tentes ont été totalement emportées ou noyées, laissant des milliers de familles à découvert, sans aucune solution de repli ». La Défense civile de Rafah, dans le sud, a fait état de nombreux appels de détresse, notamment dans la zone d’Al-Mawasi à Khan Younès.
D’après WAFA, en raison de la vétusté des installations et de l’humidité persistante, environ 127 000 des 135 000 tentes recensées sont désormais considérées comme inhabitables.
Displaced families’ tents in Gaza flood due to heavy rains, as Israel blocks the entry of proper shelter and reconstruction materials into the strip. pic.twitter.com/QDxYgNIvWU
— Quds News Network (@QudsNen) February 24, 2026
Israël continue de restreindre l’aide humanitaire
Des décès ont également été signalés après l’effondrement d’habitations sous l’effet des tempêtes. Le froid intense et l’absence de chauffage ont coûté la vie à des enfants et à des personnes âgées vivant dans des conditions extrêmement précaires.
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Parallèlement, Israël continue de limiter l’entrée de biens essentiels et de matériaux de construction, en violation de l’accord de cessez-le-feu d’octobre. Selon Al-Jazeera, seuls 12 camions humanitaires sur 158 ont pu entrer dans l’enclave le dimanche 15 février, alors que l’accord avec le Hamas prévoit 600 camions par jour.
Environ 1,9 million des 2,4 millions d’habitants demeurent déplacés, vivant sous des tentes délabrées et sans produits de première nécessité, après la destruction de leurs habitations. Malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, la situation humanitaire ne s’est pas améliorée de manière significative, Israël continuant de bloquer l’acheminement de l’aide et des abris, notamment tentes et maisons mobiles.