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Des noms français dans l’affaire Epstein : LFI veut une commission d’enquête

Après la révélation de plusieurs noms français dans les documents rendus publics par la justice américaine, des députés de La France insoumise réclament la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Epstein. Ils souhaitent permettre à des victimes de témoigner et enquêter sur d’éventuelles « ingérences » ou « financement » de partis politiques.

« Plusieurs noms de Français apparaissent » dans les dossiers Epstein, lançait mardi le député Antoine Léaument. L’analyse des millions de pages publiées vendredi par le ministère américain de la Justice doit d’abord permettre de « tourner notre attention vers les victimes », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

« Plusieurs noms de Français apparaissent »

Le groupe LFI a proposé, mardi, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Epstein et sur les liens éventuels entre le criminel sexuel américain et des personnalités ou structures françaises. Lundi, tandis que sa fille Caroline Lang démissionnait de son poste au Syndicat de la production indépendante, l’ancien ministre socialiste Jack Lang a dit « assumer pleinement » ses relations passées avec Jeffrey Epstein, tout en affirmant avoir ignoré ses crimes.

Certains documents évoquent pourtant des rapports cordiaux entre l’ex-ministre, sa famille et le pédocriminel. Au fil des millions de pages désormais consultables, figurent aussi les noms de Marine Le Pen, Bruno Le Maire, Cédric Villani, ainsi que celui d’Olivier Colom, ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, qui aurait échangé des courriels « salaces » et racistes avec Epstein.

Une commission d’enquête « est nécessaire »

Certains élus insoumis visent directement le Rassemblement national et Marine Le Pen, citée à plusieurs reprises. « Il est clair qu’il y a des liens, on vise toutes les formations politiques qui peuvent être concernées », souligne le député LFI Aurélien Taché. Il demande également « le retrait immédiat de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) » de Jack Lang.

Ce mercredi, sur BFMTV, le député Manuel Bompard (LFI) affirme que les « documents révélés posent des questions légitimes » et estime qu’une commission d’enquête « est nécessaire ». D’après Le Parisien, une proposition de résolution doit être déposée mercredi et soumise à la signature de députés de tous horizons, « sauf ceux de l’UDR (le parti d’Éric Ciotti) et du RN », précise l’entourage d’Antoine Léaument. Si elle est jugée recevable, un vote se tiendra dans l’hémicycle.

Lire sur le sujet : Affaire Epstein : ce que révèlent les documents déclassifiés

Méfiance et hésitation au sein de la gauche

Interrogée sur cette initiative, la porte-parole du groupe écologiste Léa Balage El Mariky dit « comprendre » la démarche, tout en estimant qu’Antoine Léaument se trompe peut-être de « chemin », une commission d’enquête ne pouvant traiter de faits déjà visés par une information judiciaire. Au sein du groupe socialiste, on indique toutefois n’avoir « aucune objection » à la création d’une telle commission si la proposition de LFI est déclarée recevable.

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