Selon plusieurs sources diplomatiques citées par Middle East Eye (MEE), le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, a été finalement blanchi par un collège de juges après une enquête de l’ONU sur des accusations d’inconduite sexuelle. Le procureur de la CPI avait notamment délivré les mandats d’arrêt des ministres israéliens.
Malgré l’ampleur de l’enquête, « aucune preuve suffisante » n’a été identifiée pour confirmer les accusations d’inconduite sexuelle visant le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, qui a toujours nié les faits.
« Aucun misconduct ni violation des obligations professionnelles »
Selon plusieurs sources citées par Middle East Eye, le rapport confidentiel remis le 9 mars au Bureau de l’Assemblée des États parties (ASP), organe de supervision de la CPI, conclut unanimement que les éléments réunis par l’enquête des Nations unies « n’établissent aucun misconduct ni violation des obligations professionnelles ».
Le panel de trois juges était chargé d’examiner les conclusions d’un rapport de 150 pages élaboré par le Bureau des services de contrôle interne des Nations unies (OIOS), ainsi que plus de 5 000 pages de preuves. Les juges ont appliqué le standard juridique le plus élevé, celui du « doute raisonnable ».
Accusé d’inconduite sexuelle, le procureur de la CPI Karim Khan innocenté.
— L'oeil Medias (@LoeilMedias1) March 21, 2026
Un panel judiciaire international a blanchi le procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan de toutes les accusations d’inconduite sexuelle, confirmant dans un rapport confidentiel et historique… pic.twitter.com/lr75rOuZyq
La marque des services israéliens
D’après deux sources diplomatiques ayant consulté le rapport et deux autres informées de son contenu, les juges ont conclu à l’unanimité que les éléments « n’établissent aucune faute ni aucun manquement aux obligations », rapporte Middle East Eye. Les accusations visant Karim Khan portaient, selon certaines sources, la marque des services israéliens et avaient conduit le procureur à prendre un congé volontaire en mai 2025.
Ces accusations sont intervenues dans un contexte particulièrement tendu, alors que le bureau du procureur enquête sur de possibles crimes de guerre commis par des responsables israéliens dans le cadre du conflit à Gaza. En mai 2024, Karim Khan avait sollicité des mandats d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, une initiative qui a suscité de fortes pressions diplomatiques.
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Les États-Unis sanctionnent les juges de la CPI
Selon Middle East Eye, les États-Unis ont imposé depuis 2025 des sanctions financières et des restrictions de visa visant Karim Khan, ses collaborateurs ainsi que plusieurs juges de la CPI. Israël et ses alliés ont également contesté la compétence de la Cour et demandé la récusation du procureur.
