Pour la deuxième année consécutive, Israël se retrouve en dernière position du classement mondial des marques-pays (Nation Brands Index – NBI), publié jeudi par l’initiative BrandIL. Ce palmarès mesure la perception des nations par l’opinion publique internationale.
Comme l’an passé, Israël occupe la toute dernière position du classement mondial des marques-pays (Nation Brands Index – NBI). Ce classement évalue la perception de l’opinion publique internationale à l’égard des États. Israël enregistre une baisse de 6,1 %, la plus forte depuis la création de l’indice il y a vingt ans, se retrouvant derrière des pays tels que la Russie et la Chine.
Un symbole colonialiste et toxique
Le génocide à Gaza ainsi que la colonisation violente en Cisjordanie semblent avoir profondément influencé l’opinion mondiale. Les Israéliens sont désormais jugés comme « directement responsables » de la situation à Gaza et sont perçus comme des « personnes indésirables » dans de nombreux pays.
La génération Z, particulièrement en Occident, considère Israël comme « un symbole colonialiste, toxique et déconnecté des valeurs libérales ». Le label « Made in Israel » subit lui aussi les effets de cette dégradation d’image, s’ajoutant aux nombreux témoignages faisant état d’un boycott de fait des produits et services israéliens.
Les conséquences économiques potentielles sont importantes : recul de la confiance internationale, impact négatif sur les investissements étrangers, baisse du tourisme, dégradation de la notation de crédit et remise en question de la légitimité d’Israël sur la scène internationale.
Israel is TANKING
— Ryan Rozbiani (@RyanRozbiani) December 25, 2025
Israel ranked last in the Nation Brands Index for the second year in a row as global trust collapses and boycotts intensify.
NBI assesses countries' global reputations across six areas, including tourism, people, culture, immigration, exports and governance. pic.twitter.com/GMfZaWkUrF
« Israël a perdu la souveraineté sur sa marque »
Concrètement, Israël se retrouve désormais aux côtés de pays perçus comme parmi les plus agressifs du monde, une situation qui affecte directement ses performances économiques et technologiques à l’échelle internationale. Moti Sharef, fondateur de BrandIL, commente ce classement :
« Israël a perdu la souveraineté sur sa marque à une époque où l’identité de marque est une monnaie essentielle. Le pays ne dispose aujourd’hui d’aucun contrôle sur le statut de sa marque ni d’outils efficaces pour l’améliorer. Pour restaurer sa position, un changement profond d’approche, de narratif et de plateformes est indispensable. »
Dans ce classement, l’Arabie saoudite réalise la progression la plus marquante en atteignant la 42e place, gagnant en crédibilité année après année. Les États-Unis, allié historique d’Israël, continuent en revanche de voir leur image se détériorer, un phénomène amorcé avec l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump. Le Japon, l’Allemagne et le Canada composent le trio de tête.
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