L’ancienne diplomate palestinienne Leïla Shahid est décédée à 76 ans, le 18 février à Lecques (Gard). Première femme à représenter l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l’étranger, elle avait consacré sa vie à la défense de la cause palestinienne. Elle fut notamment déléguée générale de la Palestine en France de 1993 à 2006.
Leïla Shahid, ancienne déléguée générale de la Palestine en France (1993-2005), puis représentante auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg (2006-2015), est morte le 18 février 2026 à l’âge de 76 ans. Selon plusieurs sources, gravement malade depuis des années, l’ancienne diplomate se serait donné la mort.
Une voix inspirante qui s’éteint
Figure militante et diplomate reconnue, Leïla Shahid s’est éteinte en France à 76 ans. Pour beaucoup, elle demeurait l’une des voix les plus marquantes du combat pour la justice et la dignité du peuple palestinien. Elle avait représenté la Palestine à Paris de 1993 à 2006, avant d’exercer les mêmes responsabilités à Bruxelles, auprès de l’Union européenne, entre 2006 et 2015.
Née à Beyrouth en 1949, au sein d’une famille contrainte à l’exil et engagée contre l’occupation britannique et le mouvement sioniste, elle ne put retourner en Palestine que dans les années 1990, lors de l’installation de l’Autorité palestinienne à Ramallah, dirigée par Yasser Arafat, dont elle était proche.
Engagée dès l’âge de 18 ans, elle devint en 1989 la première femme à représenter l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l’étranger, d’abord en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark.
Leila Shahid, Une très grande dame, une amie très chère, une boussole et une source d’inspiration nous a quitté·es aujourd’hui.
— Ziad Majed (@ziadmajed) February 18, 2026
L’une des voix les plus nobles de la Palestine s’est éteinte, mais son engagement et sa générosité nous accompagneront pour toujours. pic.twitter.com/5L61dcLzXe
« Le massacre de son peuple » lui est devenu insupportable
Mercredi, plusieurs responsables politiques lui ont rendu hommage. Martine Aubry a salué sur X une « inlassable militante pour la reconnaissance d’un Etat palestinien », ajoutant : « Nous continuons le combat, mais ta voix va nous manquer ». Après sa retraite en 2015, Leïla Shahid partageait son temps entre Beyrouth, où elle possédait un appartement, et sa résidence à La Lecques.
À partir d’octobre 2023, les images de la guerre à Gaza – « cette litanie de corps déchiquetés et d’immeubles pulvérisés » – auraient ravivé une profonde douleur. Son mari Mohamed Berrada, présence attentive à ses côtés, n’aurait pu apaiser ses tourments. Pour la battante au grand cœur, voir chaque jour « le massacre de son peuple » serait devenu insupportable.