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26/07/2021
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Ascension vers les cimes de l’esprit

Julius Evola, islam, soufisme : voici les mots-clés du dernier billet de Daniel Milan. « Rien ne sert de s’obstiner à brûler des étapes, en cherchant à emprunter des voies peu sûres. Le tout est d’avancer pas à pas, dans le sentier choisi », écrit-il sur Mizane.info. 

Peu importe les moyens de “chevaucher (neutraliser) le tigre” dans la mesure où ils sont justes et réfléchis. Seuls comptent le but et l’efficacité dans les résultats.

J’ai une toute autre lecture de la pensée évolienne, qu’en font certains milieux intellectuels d’extrême gauche, comme d’extrême droite.  L’extrême gauche la diabolisant et l’extrême droite la récupérant en la tenant pour nationaliste. Ils ont tous, tout faux.

Evola, n’a jamais été l’idéologue raciste, – le concept de race de l’esprit, n’a rien à voir avec une quelconque race physique – ou le philosophe nationaliste, sous les traits desquels, on le présente ou on le ramène. Il a été un grand visionnaire traditionaliste révolutionnaire et par-delà sa disparition physique, il demeure un incontournable et redoutable Éveilleur et un Éclaireur traversant les temps. Le point d’ancrage, la référence, le guide incontournable des hommes différenciés au milieu des ruines.

Sa pensée, permettez-moi cette métaphore, ressemble à une cime, cachant d’autres Cimes, au pied de laquelle se trouvent de multiples sentiers. Beaucoup se contentent de regarder la première cime de loin, de la trouver belle ou pas, de se lamenter sur les difficultés de l’ascension à entreprendre. L’abondante littérature concernant Evola et sa pensée, en témoigne.

Quelques-uns prennent un sentier, mais pensant avoir tout compris, et ne retenant que peu de choses, l’abandonnent.  Bien peu parviennent à son sommet. Il y en a cependant quelques-uns, qui, à force de persévérance dans la réflexion, y sont parvenus. Je ne les citerai pas eu égard à leur modestie et discrétion. Je ne suis pas, non plus, du nombre.

Il ne faut jamais abandonner un sentier, quel que soit le temps, quitte à en prendre un autre quand l’ascension s’avère trop difficile ou en dessous de ses forces. J’appartiens à ces évoliens, pour lesquels, l’islam se situe dans la continuité naturelle de la pensée évolienne. Je poursuis depuis 40 ans mon ascension spirituelle vers Dieu, et depuis 20 ans, dans la voie soufie, inch’Allah.

Rien ne sert de s’obstiner à brûler des étapes, en cherchant à emprunter des voies peu sûres, à l’entrée desquelles sont forcément embusqués nombre de malfaisants. Le tout est d’avancer pas à pas, dans le sentier choisi, armé des droits humains et de l’égalité, seuls en mesure de nous débarrasser des pouvoirs de nuisance des malfaisants, – plus nous serons nombreux, mieux nous réussiront- ; de se délester des notions de races, de nationalités, comme autant d’idoles ne servant qu’à encombrer nos esprits et à nous détourner de l’essentiel, sans oublier de s’asseoir devant la rivière comme le suggère Lao-Tseu. Il n’y a qu’une race, la race humaine, en partie asservie par des éléments bien peu humains. Et des ruines, au milieu desquelles, des hommes différenciés résistent encore.

Daniel Milan

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