21 personnalités issues d’horizons politiques variés, parmi lesquelles la réalisatrice Natalie Portman ou encore l’écrivain Elias Sanbar, appellent, dans une tribune, le gouvernement français à délivrer un visa à la poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi. Cette demande s’inscrit dans le cadre du programme Pause.
Lauréate du programme Pause, porté par le Collège de France en partenariat avec quatre ministères, la poétesse palestinienne Alaa Al-Qatrawi n’a toujours pas obtenu de visa pour rejoindre la France. Les autorités françaises semblent privilégier une approche de précaution, au point de renoncer à concrétiser cette procédure. Face à cette situation, 21 personnalités ont publié dimanche une tribune collective.
Distinguée par le programme Pause
Toujours bloquée dans la bande de Gaza après avoir perdu ses quatre enfants dans un bombardement israélien, Alaa Al-Qatrawi, poétesse gazaouie distinguée par le programme Pause, demeure dans l’attente d’un visa.
Le programme Pause a pour vocation d’accueillir en France des scientifiques et artistes dont les candidatures ont été retenues, comme c’est le cas de celle d’Alaa Al-Qatrawi. Cette artiste de 35 ans « est reconnue dans l’ensemble du monde arabe pour la qualité de son œuvre et son travail majeur sur le grand poète Adonis », rappellent les intellectuels, universitaires et journalistes ayant signé la tribune publiée dimanche en son soutien.
La France insensible au malheur d'une grande poétesse palestinienne Alaa Al-Qatrawi . Alors qu'elle a perdu ses 4 enfants dans un bombardement israélien le 13 décembre 2023 Le Canard enchaîné nous rappelle qu'elle attend depuis six mois un visa pour la France, en tant que… pic.twitter.com/BoEtBmH4vp
— Patrick Champagnac (@PatChampagnac) June 10, 2026
« Comment comprendre que la France ne puisse honorer sa parole ? »
« Nous, citoyens, artistes, journalistes, intellectuels, demandons au gouvernement français d’accorder son visa à Alaa Al-Qatrawi, poétesse gazaouie de premier plan, lauréate au programme Pause, programme mis en place par le Collège de France et quatre ministères français pour accueillir les scientifiques et les artistes mis en situation d’exil »
« Face à une telle tragédie humaine, et souffrance personnelle sans nom, de quoi s’agit-il pour nous ? De nous rassembler (…) autour de ce juge de paix universel que doit être entre nous tous, sans frontières ni clivages, le principe d’humanité fondateur de nos valeurs », expliquent les 21 signataires.
« À l’heure où deux lauréats du programme Pause viennent d’obtenir leurs visas pour la France (depuis l’Italie et l’Espagne), à l’heure où d’autres pays, réussissent à agir, dont l’Italie, qui vient d’accueillir 80 réfugiés gazaouis, comment comprendre, et accepter, que la France ne puisse honorer sa parole ? » déplore la tribune collective.
