logo

Gaza et Cisjordanie : l’ONU dénonce une politique « d’extermination »

Gaza et Cisjordanie : l’ONU dénonce une politique « d’extermination »

2026-10-27

Écrit par Rédaction

Une commission d'enquête indépendante mandatée par l'ONU confirme, dans un rapport publié ce lundi, qu'Israël poursuit des actes génocidaires dans la bande de Gaza malgré le cessez-le-feu. Elle accuse également les autorités et les forces israéliennes de commettre des crimes contre l'humanité en Cisjordanie, notamment des actes d'extermination, de torture, de viol et de persécution.

Un an après avoir conclu à l'existence d'un génocide à Gaza, la commission étend ses accusations à une politique d'extermination et de déplacement des Palestiniens en Cisjordanie. Entre violences militaires, expansion coloniale, violences sexuelles et déplacements forcés, le rapport décrit une stratégie qui dépasse les seules opérations sécuritaires. Des conclusions lourdes, susceptibles de renforcer les demandes de poursuites internationales.

Gaza : la poursuite du génocide israélien malgré la trêve

Dans son nouveau rapport publié le 26 octobre, la Commission d'enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé conclut que les autorités israéliennes continuent de commettre des « actes génocidaires » avec l'intention de détruire, « en tout ou en partie », les Palestiniens de Gaza. Une conclusion qui intervient plus d'un an après un premier rapport, publié en septembre 2025, établissant, selon cette même instance, l'existence d'un génocide dans l'enclave palestinienne.

Les enquêteurs estiment que le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025 n'a pas interrompu les attaques contre les civils. Les forces israéliennes auraient continué à employer des drones, de l'artillerie, des armes lourdes et des tirs de précision dans des zones densément peuplées. Le président de la commission, le juriste indien Srinivasan Muralidhar, dénonce également les conséquences de l'extension du contrôle territorial israélien : « L'extension du contrôle territorial d'Israël à Gaza continue à causer des morts et des blessés chez les civils palestiniens qui s'approchent de la ligne jaune ou la franchissent. »

Cette ligne délimite les zones demeurées sous contrôle militaire israélien après l'accord de cessez-le-feu. Selon les enquêteurs, son déplacement progressif participe à une transformation durable de la situation territoriale. D'après le ministère de la Santé de Gaza, plus de 1 500 Palestiniens ont été tués depuis la trêve d'octobre 2025.

Cisjordanie : une stratégie « d'extermination et de persécution » des Palestiniens

Le rapport marque également une nouvelle étape dans la qualification des violences commises en Cisjordanie occupée. Selon ses conclusions, les autorités et les forces israéliennes commettent des « crimes contre l'humanité d'extermination, de torture, de viol et d'autres formes de violence sexuelle, ainsi que de persécution ». Ces actes reposeraient sur plusieurs motifs discriminatoires, notamment la nationalité, la race et l'appartenance ethnique.

Pour la commission, les opérations militaires conduites depuis le 7 octobre 2023, renforcées par les violences persistantes de colons israéliens, constituent une « attaque généralisée et systématique contre les civils ». Les enquêteurs soulignent une augmentation spectaculaire des morts provoquées par les bombardements : six Palestiniens avaient été tués par des frappes aériennes entre 2008 et le 6 octobre 2023, contre 254 entre le 7 octobre 2023 et le 30 septembre 2026.

Srinivasan Muralidhar estime que : « Les meurtres et les blessures infligés intentionnellement à des civils palestiniens, ainsi que la destruction de logements en Cisjordanie, conjugués au déni persistant de responsabilité d'Israël, s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à exterminer et à déplacer les Palestiniens et à leur imposer des conditions de vie insoutenables ». Les déplacements forcés constituent un autre élément central de cette politique présumée.

Israël réclame le dissolution de la commission

Les autorités israéliennes ont immédiatement contesté les conclusions du rapport. Leur représentation auprès de l'ONU à Genève y voit « une nouvelle manifestation de sa campagne de désinformation visant à diaboliser l'État d'Israël et à présenter son existence même comme criminelle ».L'ambassadeur israélien dénonce également une « tentative de détruire l'État juif » et de « nier son droit fondamental à exister ».

Israël réclame désormais la « dissolution immédiate » de la commission d'enquête, créée en 2021.

#ONU#Commission#rapport#Israël#Palestine

Laisser un commentaire

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.

Actualités Connexes

1 / 6

Abonnez-vous pour rester informé des dernières nouvelles et événements

Email