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Colonies israéliennes : l’ONU ajoute 61 entreprises à sa liste noire

Colonies israéliennes : l’ONU ajoute 61 entreprises à sa liste noire

2026-10-02

Écrit par Rédaction

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a récemment ajouté 61 entreprises à sa base de données recensant les sociétés impliquées dans des activités liées aux colonies israéliennes. La liste compte désormais 214 entreprises réparties dans 11 pays, parmi lesquelles Airbnb, Booking.com, Expedia ou encore Motorola Solutions.

La pression économique sur les entreprises liées à la colonisation israélienne ne faiblit pas. La mise à jour de l’ONU intervient alors que les campagnes de boycott se multiplient contre plusieurs entreprises accusés de soutenir directement ou indirectement Israël. Carrefour, McDonald’s, Coca-Cola ou encore BNP Paribas figurent parmi les entreprises visées par des mobilisations distinctes, notamment portées par le mouvement BDS.

61 nouvelles entreprises ajoutées par l’ONU

La base de données du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme recense les entreprises dont les activités sont liées aux colonies israéliennes implantées dans les territoires palestiniens occupés. Avec cette nouvelle mise à jour, 61 sociétés supplémentaires ont été ajoutées, portant le nombre total d’entreprises recensées à 214, réparties dans 11 pays.

Parmi les nouvelles sociétés figurent notamment ADAMA Agricultural Solutions, groupe israélien spécialisé dans les produits agricoles, Alony Hetz, actif dans l’immobilier, ainsi que l’entreprise espagnole Salvat Logistica.D’autres grands groupes internationaux figuraient déjà dans la base, parmi lesquels Airbnb, Booking.com, Expedia et Motorola Solutions.

L’ONU ne présente toutefois pas cette base de données comme une liste de sanctions. Elle vise à identifier les entreprises ayant des activités relevant de plusieurs catégories définies par le Conseil des droits de l’homme, comme la fourniture de services soutenant le maintien ou le développement des colonies. Les colonies israéliennes établies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est sont considérées comme illégales au regard du droit international par l’ONU et la Cour internationale de Justice.

D'autres campagnes de boycott

La liste de l’ONU ne doit pas être confondue avec les campagnes de boycott visant d’autres entreprises. Le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) appelle depuis plusieurs années les consommateurs à exercer une pression économique sur des groupes impliqués dans le soutien à Israël ou dans l’économie de la colonisation. Parmi les marques les plus fréquemment visées figurent Carrefour, McDonald’s et Coca-Cola.

En France, Carrefour a notamment fait l’objet de nombreuses campagnes militantes en raison de ses activités en Israël et de ses partenariats avec des sociétés israéliennes. Le secteur bancaire est lui aussi régulièrement visé. BNP Paribas, BPCE, Société Générale et Crédit Agricole ont notamment été mentionnés dans des campagnes ou rapports militants portant sur le financement d’entreprises actives en Israël ou dans les colonies.

Ces entreprises ne figurent pas nécessairement parmi les 61 nouvelles sociétés ajoutées à la base de données de l’ONU : il s’agit de campagnes distinctes, fondées sur des critères propres aux organisations qui les portent.

Des conséquences économiques réelles

es campagnes de boycott ont parfois eu des conséquences économiques importantes pour certaines entreprises. McDonald’s avait ainsi reconnu que le génocide à Gaza et les campagnes de boycott dans plusieurs pays du Moyen-Orient avaient pesé sur ses ventes. Starbucks a également subi des appels au boycott dans plusieurs pays en raison de son positionnement sur le génocide à Gaza.

La publication de la nouvelle base de données de l’ONU donne désormais aux campagnes de désinvestissement un nouvel outil de référence concernant spécifiquement les entreprises dont les activités sont liées aux colonies israéliennes. Elle intervient également dans un contexte où la Cour internationale de Justice a rappelé l’obligation pour les États de ne pas reconnaître comme légale la situation créée par l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.-

#boycott#Israël#ONU#BDS

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