
2026-10-01
Écrit par Rédaction
Les discussions secrètes, facilitées par les services turcs, constituent le premier contact direct connu entre les deux parties depuis la chute de Bachar al-Assad. Aucun accord définitif n’a toutefois été conclu, et plusieurs points de désaccord restent ouverts. Au moins une rencontre secrète en Turquie La réunion s’est tenue au moins une fois au cours du mois de septembre, à l’invitation des services de sécurité et de renseignement turcs. Elle réunissait des représentants du Hezbollah, des responsables du renseignement syrien et des membres du ministère syrien des Affaires étrangères. Selon Reuters, six sources ont confirmé l’existence de ces discussions, parmi lesquelles deux responsables syriens, un responsable américain et une source sécuritaire libanaise proche du Hezbollah. Un responsable syrien a affirmé que les deux camps avaient convenu qu’ils n’étaient pas dans une logique d’hostilité directe. Surtout, Damas aurait assuré au Hezbollah qu’il « n’interviendrait pas militairement au Liban pour désarmer le groupe ». Cette garantie est particulièrement importante alors que les tensions entre le nouveau pouvoir syrien et le Hezbollah s’étaient accrues depuis la chute de Bachar al-Assad, Damas accusant notamment le mouvement libanais de participer à des trafics d’armes à travers la frontière. Damas pose ses conditions En contrepartie de cet engagement de non-intervention, les responsables syriens ont demandé au Hezbollah de contribuer à mettre fin aux opérations "transfrontalière" et de participer au démantèlement de cellules supposément actives en Syrie. Le Hezbollah n’aurait pas apporté de réponse définitive à ces demandes. Une source libanaise proche des discussions estime néanmoins que les deux parties ont réalisé « beaucoup de progrès » sur les questions sécuritaires. Le Hezbollah se serait parallèlement engagé à ne pas intervenir dans les affaires intérieures syriennes, alors que le mouvement avait joué pendant des années un rôle militaire majeur en Syrie durant la guerre. Aucun accord définitif pour l’instant Malgré les progrès rapportés par les différentes sources, aucun accord formel n’a pour l’instant été signé. La médiation turque constitue toutefois un développement important. Ankara, proche du nouveau pouvoir syrien, semble chercher à prévenir l’ouverture d’un nouveau front entre la Syrie et le Liban dans une région déjà profondément fragilisée par les guerres et les tensions impliquant Israël, l’Iran et leurs alliés. Les discussions interviennent également alors que Washington avait encouragé Damas à adopter une ligne plus dure à l’égard du Hezbollah. La garantie, rapportée par cette rencontre, suggère au contraire que le pouvoir syrien privilégie pour l’instant une stratégie de sécurisation de la frontière et de négociation indirecte plutôt qu’une intervention militaire au Liban. Des responsables du gouvernement syrien et des représentants du Hezbollah se sont rencontrés secrètement en Turquie en septembre afin de réduire les tensions entre les deux camps. Selon plusieurs sources, Damas a assuré au mouvement libanais qu’il n’interviendrait pas militairement au Liban pour participer à son désarmement.