
2026-10-20
Écrit par Rédaction
À travers un message consacré aux victimes civiles, aux enfants et aux familles déplacées, Pep Guardiola prolonge ses précédentes prises de position contre le génocide à Gaza. Son appel intervient alors que l'UNRWA subit des restrictions israéliennes et des difficultés de financement. « Ce ne sont pas des statistiques, ce sont des vies humaines » Dans une vidéo publiée dimanche 18 octobre par l'UNRWA Espagne, Pep Guardiola prononce un plaidoyer contre l'indifférence internationale face au sort des Palestiniens. Le technicien catalan refuse notamment que les victimes du génocide israélien soient réduites à des bilans chiffrés. « Ce ne sont pas des statistiques », déclare-t-il, rappelant que derrière chaque victime se trouvent des noms, des visages, des familles, des rêves et des souvenirs. « Ce ne sont pas des dommages collatéraux. Ce sont des filles et des garçons », poursuit-il, dénonçant un vocabulaire militaire qui tend, selon lui, à masquer la réalité humaine des bombardements. Son intervention insiste particulièrement sur le sort des enfants palestiniens. Guardiola évoque ceux qui cherchent leurs parents sous les décombres, souffrent de la faim ou grandissent dans des conditions de survie extrêmes. L'ancien entraîneur de Manchester City refuse également de présenter la résilience quotidienne des Palestiniens comme une situation normale. « Nous admirons profondément la résilience du peuple palestinien. Mais il ne devrait pas avoir à être résilient », affirme-t-il, ajoutant qu'aucun enfant ne devrait apprendre à survivre avant d'apprendre à vivre. Maintenir la question palestinienne dans le débat public La vidéo s'inscrit dans une campagne de soutien à l'UNRWA. Présente à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, l'organisation fournit notamment des services éducatifs, des soins médicaux, une assistance alimentaire et une protection aux populations déplacées. Mais son action est fragilisée par les restrictions imposées par Israël et les difficultés de financement rencontrées par les organismes humanitaires. Plusieurs mesures adoptées par Israël ont considérablement compliqué ses activités, suscitant de nombreuses protestations internationales. Dans ce contexte, Guardiola invite directement les spectateurs à contribuer financièrement à l'action humanitaire de l'organisation. « La solidarité avec la Palestine ne peut pas prendre de pause. Notre responsabilité non plus », insiste-t-il. L'ancien entraîneur appelle également à maintenir la question palestinienne dans le débat public. « Le silence aujourd'hui est une manière de prendre parti, mais nous ne pouvons pas détourner le regard », affirme-t-il, avant de rappeler que la Palestine a besoin de justice et de paix. Un engagement répété malgré les critiques Cette nouvelle prise de parole prolonge plusieurs interventions publiques de Pep Guardiola en faveur des Palestiniens. En juin 2025, lors de la remise d'un doctorat honorifique par l'université de Manchester, il avait déclaré que les images provenant de Gaza lui faisaient mal « dans tout le corps ». En novembre suivant, à l'occasion d'un match de solidarité entre la Catalogne et la Palestine, il avait dénoncé l'inaction internationale : « Le monde a abandonné la Palestine. Nous n'avons absolument rien fait. » Le 29 janvier 2026, lors d'un concert caritatif organisé à Barcelone, il avait de nouveau évoqué les enfants palestiniens cherchant leurs proches sous les décombres. Ces interventions lui ont valu de nombreuses marques de soutien, mais également des critiques. En février, le Conseil représentatif des juifs du Grand Manchester lui avait reproché ses déclarations, craignant qu'elles contribuent à alimenter l'antisémitisme.Dans une vidéo diffusée ce dimanche par l'UNRWA Espagne, Pep Guardiola lance un appel à la solidarité internationale avec les réfugiés palestiniens. L'ancien entraîneur de Manchester City dénonce l'indifférence face aux souffrances des habitants de Gaza, particulièrement des enfants, et invite le public à soutenir financièrement l'agence des Nations unies.