
2026-08-03
Écrit par Rédaction
Malgré l'accord annoncé il y a quelques jours par Donald Trump, les frappes israéliennes continuent de s'abattre sur la bande de Gaza. De nouveaux bombardements menés à travers l'enclave palestinienne ont fait une vingtaine de morts, dont femmes et enfants, a indiqué dimanche 2 août la Défense civile de Gaza. Des bombardements comme réponse à l'accord Comme à l’accoutumée, l’annonce d’un supposé accord portant sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien ne semble pas concerner Israël. Pour répondre encore plus clairement à cet accord, Tel-Aviv a intensifié ses frappes meurtrières dans la bande de Gaza. Israël a mené de nouvelles frappes aériennes dans l’enclave palestinienne dimanche, faisant au moins 18 morts, malgré les annonces du président américain Donald Trump. Le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, a affirmé qu’aucun accord n’existait pour mettre fin aux bombardements à Gaza et a estimé nécessaire qu’Israël, qui contrôle près de 70 % du territoire, en prenne le contrôle total. « Dans l’accord que nous avons signé avec les États-Unis, notre position est que le Hamas doit être démantelé. C’est la première chose qui doit se produire », a-t-il déclaré à la radio de l’armée israélienne. Benyamin Netanyahou, de son côté, ne s’est pas encore exprimé publiquement de manière détaillée sur cette initiative. Des dizaines de morts à travers Gaza Les frappes israéliennes et les tirs qui se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche ont touché plusieurs immeubles d’habitation et fait huit morts, selon la défense civile. D’après les services de santé de la bande de Gaza, Israël a également mené plusieurs bombardements dimanche, faisant au moins quatre morts à Deir al-Balah, dans le centre du territoire. Un homme âgé et un enfant ont été tués dans une attaque visant un appartement à l’ouest de la ville de Gaza, tandis qu’une autre personne est morte « dans une frappe israélienne de drone ciblant un groupe de civils près d’un camp de déplacés » à Jabaliya. Ailleurs, « trois personnes, dont un enfant, ont été tuées après qu’une frappe israélienne a visé un appartement appartenant à la famille Al-Hams (…) au nord-ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza », a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile. Il a également affirmé que trois membres d’une même famille, dont une femme enceinte, avaient été tués dans une frappe israélienne visant un appartement de la tour Al-Soussi, dans la ville de Gaza. Israël cherche à faire échouer les négociations Nickolaï Mladenov, envoyé spécial du Conseil de la paix à Gaza nommé par Donald Trump, a déclaré dimanche que les frappes menées dans l’ensemble de l’enclave se poursuivaient malgré les efforts de cette instance et des médiateurs pour obtenir l’adhésion des factions palestiniennes à la feuille de route. Un haut responsable du Hamas a, de son côté, affirmé dimanche que le mouvement avait fait preuve d’une « flexibilité considérable » concernant la feuille de route, mais qu’Israël cherchait à imposer une nouvelle réalité sur le terrain en intensifiant ses bombardements. « Cette escalade, qui coïncide avec des progrès sur le plan politique, démontre clairement que le gouvernement d’occupation cherche à torpiller les efforts visant à mettre fin à la guerre et à imposer par la force des faits accomplis sur le terrain », a déclaré Bassem Naïm dans un communiqué. Le ministère de la Santé à Gaza a indiqué que 152 personnes avaient été tuées dans le territoire au cours du mois de juillet, soit le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l’année. Au moins 1 230 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes depuis l’entrée en vigueur d’un « cessez-le-feu » en octobre.Malgré l'annonce, par Donald Trump, d'un supposé accord portant sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza, les frappes aériennes israéliennes se sont poursuivies tout au long du week-end. Ce dimanche, elles ont fait au moins dix-huit morts parmi les Palestiniens.