
2026-08-18
Écrit par Bader Lejmi
Militant antiraciste et anticolonialiste, Bader Lejmi nous livre sur Mizane.info, une chronique d'analyse critique et de réponse au texte de Houria Bouteldja publié sur le site du QG Décolonial, "Oser vaincre, oser lutter (et pas l’inverse) – Les leçons stratégiques de la non-affaire Barbara Butch". Le texte d'Houria Bouteldja du QG Décolonial demande aux racisé·es organisé·es politiquement, aux anti-racistes et aux anti-colonialistes, de faire profil bas pour que la France Insoumise puisse gagner. Le texte est plus subtil que ça. Mais ce débat sur ce que serait la manière intelligente d'être autonome alimente les clivages. Alors pourquoi y répondre ? Parce que même en rejetant instinctivement cette injonction, au fond de nous la question lancinante reste : ne faudrait-il pas calmer le jeu pour faire gagner Mélenchon contre Le Pen ? Le fascisme monte, les médias aboient, les barrages s'effondrent, personne ne viendra nous sauver. C'est humain. C'est compréhensible. Et c'est précisément pour ça qu'il faut y répondre. Quand l'instinct de survie se pare d'habits de stratège, on abaisse nos défenses, et on se met à se dire qu'après tout c'est de l'intelligence. Il nous faudra garder un sang-froid absolu pour répondre sur le fond. D'abord nous montrerons en quoi l'action de boycott contre Barbara Butch fut une victoire aujourd'hui et un acquis pour lutter demain contre le fascisme. Ensuite nous établirons que dédouaner LFI d'être le parti des Arabes est une chimère. Enfin nous établirons que la seule manière de répondre à cette injonction à « panique morale blanche » c'est de s'organiser contre le racisme, en autonomie indomptée, pour gagner des batailles contre l'Etat d'exception et un jour gagner tout court, ensemble. On est d'accord sur une chose : le moindre de nos gestes déclenche chez l'establishment une panique. On diverge sur le reste : regarder le mouvement ou la réaction ? Le texte présente l'action de boycott contre Barbara Butch uniquement comme un prétexte opportun à reconstituer le champ politique blanc. Double aveuglement. Le premier : ce champ n'a jamais disparu. Mediapart et Plenel n'ont eu de cesse, depuis le 7 octobre, en même temps qu'ils dénonçaient le gouvernement fasciste israélien et son génocide, de veiller à ne pas reprendre nos mots tant qu'ils n'étaient pas repris par des ONG ou l'extrême-gauche israélienne, à condamner les résistances sous toutes leurs formes, jusqu'à publier un papier accusatoire sur l'antisémitisme au sein du mouvement pro-palestinien en France. Rien de neuf. Le second, et c'est le plus important : parler de « reconstitution » éclair, c'est passer à l'as le plus important de cette affaire. Le soutien à l'action de boycott a été massif. La coalition qui a permis l'action à Grenoble, puis celle qui s'est forgée pour la soutenir après coup, allant d'artistes à des militants locaux LFI en passant par Urgence Palestine et les écologistes radicaux, participe de reconfigurer l'antifascisme sur nos questions, avec un soutien populaire massif sur les réseaux. C'est ça, notre victoire réelle. Certes, le backlash est aujourd'hui plus visible dans les médias mainstream. Mais dans une perspective de transformation sociale, c'est le mouvement qui compte, pas l'instant. Cette action de perturbation bon enfant d'un concert peut sembler dérisoire face aux grands bouleversements de ce monde. Qu'elle pousse le « pacte racial » à se réaffirmer trahit son insécurité, sa peur du grand renversement. Son hégémonie n'étant plus assurée. C'est là, la leçon majeure de cette séquence. Notre éditorialiste obnubilée par la réaction nous enjoint à faire échouer la propagande médiatique visant à faire passer la FI pour le « parti des Arabes » et pas de tous les Français. La stratégie de dé-racialisation de l'image de LFI m'évoque la réaction réflexe quand un crime est commis dans les infos et qu'on prie pour que ce ne soit pas « un des nôtres ». Si le clivage racial est si structurant, toute intervention de notre part, nous racisé·es, est vaine voire contre-productive. Qu'on foute la honte à la FI ou qu'on se tienne à carreau, notre influence confirme qu'elle est le parti « communautariste ». Paradoxalement, c'est ne rien dire, assumer son autonomie, qui pourrait innocenter LFI d'être le parti « Mta3na ». D'ailleurs si LFI avait vraiment voulu se dé-racialiser, elle aurait dû y penser avant de présenter Rima Hassan aux européennes et d'imposer le soutien à la Palestine comme enjeu européen, de laisser Mélenchon parler de « Nouvelle France », de marcher avec nous contre l'islamophobie, de soutenir l'élection d'élu·es racisé·es des quartiers pour remplacer des élu·es blanc·hes de gauche à l'instar de Bally Bagayoko face à Mathieu Hanotin. Ils ont changé. Ils ont vu que c'est précisément dans les villes populaires où cette gauche n'a pas assumé d'être la gauche des quartiers, la gauche des Africain·es, l'islamo-gauchisme, comme à Vierzon, que ces villes ont basculé à l'extrême-droite. Se ranger symboliquement de notre côté s'avère être une stratégie électoralement plus payante que de faire mine de nous soutenir de loin. Passer pour le « parti des Arabes » TTC (Toute Te-hon Comprise), semble en valoir la chandelle. Mais au fond, blanchir LFI afin de calmer la « panique morale » des blanc·hes, est-ce bien là notre problème ? Je crois pas que ça soit notre DA. La « panique morale » des blanc·hes n'est pas le produit de nos actions. Le voile islamique, les commerces communautaires, le port du keffieh, l'usage par la jeunesse de mots arabes ou lingala, la visibilité du Ramadan dans les supermarchés, tous ces points de fixation symboliques dont se régale CNews pris séparément sont somme toute assez anodins. S'ils suscitent une telle panique, c'est parce qu'ils touchent aux fondements mêmes de l'hégémonie culturelle blanche, qu'ils augurent de la perte de ce privilège implicite qui leur permet de se sentir « chez eux ». Ce salaire moral, hérité du narratif colonial républicain, est accordé aux petit·es blanc·hes en échange de leur assentiment tacite à un système d'exploitation inégalitaire au nom de l'identité nationale. Cette panique est une peur du déclassement qui ne pourra être apaisée qu'avec la disparition de sa cause : le racisme systémique. En revanche, s'il y a bien une chose dont nous sommes responsables, c'est de combattre ce racisme. Nous ne sommes pas, non plus, en capacité d'empêcher ces crises de panique de survenir. A titre individuel dans nos vies c'est déjà une gageure, même en restant fidèle à soi-même tout en se tenant à carreau, et vous voilà accusé·e de double langage, d'infiltration. Collectivement le moindre fait divers est prétexte à polémique dans les médias incendiaires et, si nécessaire, décortiqué par la fascosphère pour y trouver un « Chance pour la France » (sic). Et quand l'actualité ne s'y prête pas, une polémique est créée sur commande. Sur le terrain politique, l'injonction à suspendre la mobilisation le temps que LFI remporte l'élection se heurte à l'indomptabilité de notre corps social. Aucun·e artiste, imam, intellectuel·le, influenceur·se, parti politique ou collectif (quand bien même il s'auto-proclamerait QG) pris·e séparément n'est en mesure seul·e d'imposer à la totalité du corps quelque mot d'ordre que ce soit. En revanche, s'il y a bien une chose que nous devons devenir capable de faire, c'est de nous organiser politiquement. Lorsqu'on dénonce l'islamophobie comme un racisme systémique en France, alors il faut reconnaître la loi de 2004 comme fondement légal du projet politique d'éradication de la visibilité de l'islam dans l'espace public. Combattre cette loi doit être une position de principe. Lancer une pétition pour son abolition, comme l'a fait l'Union des Démocrates Musulmans Français, participe de se compter, faire réseau, préparer demain. Que nenni selon la tribune qui juge que faire circuler la pétition de l'UDMF à l'aube d'une campagne électorale relève de la « surenchère puriste » alors même que « la communauté musulmane est résignée et qu'elle s'est fait, à tort, une raison ». Fake news. La mosquée Chanteloup d'Aulnay-sous-Bois vient d'être condamnée pour un prêche mentionnant le Coran. L'imam Ismaïl de Marseille a été condamné pour son soutien à la Palestine. Elias d'Imzalène, porte-parole de Perspective Musulmane, fait l'objet d'un gel des avoirs. Le CCIF et le CRI ont été dissous. Les musulman·es n'ont eu de cesse de se mobiliser dans la rue et dans les tribunaux, quasiment sans discontinuer, depuis Creil (1989) jusqu'à l'élue voilée de Châlon-Sur-Saône (2026). Le mythe d'une résignation de la communauté musulmane n'est-il pas un énième avatar de ce défaitisme ontologique érigé en prophétie auto-réalisatrice : ne vous mobilisez pas car de toute façon vous ne vous mobilisez pas ? Le CCIF dissous a perduré en Belgique. Ce qui était une association de défense est devenu un outil de résistance juridique, plus disruptif sous sa forme réprimée que sous sa forme tolérée. Mosquée, associations font désormais appel à des avocats militants pour assurer leur défense et gagner devant les tribunaux. L'Etat français a voulu éradiquer un collectif, il a confirmé un modalité de résistance. Malgré tout l'arsenal de la loi anti-séparatisme, le collectif Perspective Musulmane a mis ses moyens au service de la bataille contre le génocide en Palestine dès fin 2023, éparpillant les tentatives de domestication de la lutte contre l'islamophobie. Esquiver cette mission au nom d'une prudence électorale ne fait que reporter la nécessité de fissurer ce consensus, rendant la tâche future d'autant plus ardue que nous aurons, entre-temps, désarmé notre propre capacité d'agir. En choisissant le silence tactique aujourd'hui, nous nous condamnons demain à l'isolement, précisément au moment où nous aurions le plus besoin d'allié·es. Le message reçu ne sera pas « ils savent se tenir », mais « ils ont renoncé ». Un renoncement qui entérine la domination. Et quand le fascisme sera là, toute divergence sentira la trahison. L'auto-censure s'installera d'elle-même, sans même qu'on ait besoin de nous l'imposer. Bref, la tactique d'étape de « suspendre la mobilisation » hypothèque la possibilité future de résister. « Suis-je en train de prôner la suspension de nos luttes pour ne pas gêner la FI ? » s'interroge enfin celle qui fut la porte-parole du Mouvement des Indigènes de la République. Pour aussi tôt se répondre : « Pas viser la lune mais la bourse du travail de Saint-Denis », autrement dit ériger l'élection de Bally à Saint-Denis comme modèle unique de « reconquête de territoire politique ». Sur le terrain, les choses sont plus ambivalentes. La présidence de Plaine Commune concédée à Bally Bagayoko est issue d'un deal entre LFI et la gauche blanche pour un partage du 9.3 : offrir Est-Ensemble à Patrice Bessac, le maire de Montreuil dont la gentrification assumée ne saurait s'accommoder de nous accorder le moindre moyen de lutte. A Stains, c'est la représentante du collectif féministe anti-raciste anti-colonialiste « Nous Toutes 93 » qui est visée par la FI locale. A Bobigny, la FI se divise entre militant·es historiques et partisan·es d'Aly Diouara. Tout ça dans un seul département appelé à devenir une « nouvelle base de résistance », ça fait beaucoup. Il ne s'agit pas de prendre fait et parti pour les uns et de vilipender les autres mais simplement de constater qu'il est périlleux de nous enjoindre à mettre tous les œufs de la résistance dans le panier LFI. Ce dont nous avons besoin avant tout, c'est de renforcer notre capacité d'organisation, de financement direct, de formation, de communication politique de masse, de défense juridique, de solidarité concrète et d'action directe de désobéissance civile. La présence sur le terrain des luttes n'a pas toujours le clinquant d'un meeting mais c'est bien ce travail fastidieux qui construit du rapport de force durable. Ensuite un paradoxe de taille. L'arrivée au pouvoir d'élu·es racisé·es est l'une des sources contemporaines majeures de réactivation de la « panique morale ». Azzedine Taïbi à Stains, Bally Bagayoko à Saint-Denis font face à une hostilité continue. Ce dernier est réprimandé par le Ministère de l'Intérieur, menacé de mise en tutelle, voit ses décisions annulées par le tribunal administratif. Tout est fait pour l'empêcher de gouverner une simple ville de banlieue. Alors on a aucune peine à imaginer les freins contre un hypothétique « gouvernement LFI ». Pensons-nous sérieusement que le système français laisserait Rima Hassan, ministre des Affaires étrangères, faire voter le moindre début de sanctions contre Israël ? LOL. L'intégration institutionnelle non seulement ne nous protège pas mais, contre-intuitivement, exige de nous d'affûter encore davantage nos capacités de résistance. Souvent, c'est la théorie la plus simple qui est la vraie. Si la sommation à éviter tout sujet pouvant susciter la « panique morale » des blancs pour laisser la gauche gagner, initialement employé pour nous liquider, se retrouve employé pour prétendument nous faire perdurer c'est peut-être qu'elles ont plus en commun qu'il n'y paraît. Faire de ce désir impérieux de rallier à nous les indécis blancs notre seule boussole n'est rendu possible qu'au prix d'un effacement de toute perspective de résistance victorieuse. Un défaitisme ontologique maquillée en stratégie. Et pourtant, les derniers mois, les dernières années ont montré que les plus belles initiatives anti-fascistes sont celles que nous avons initiées. « C'est aux indigènes de faire les plus gros efforts d'abnégation. C'est injuste mais c'est comme ça. » assène le texte telle une sentence. Nous faisons déjà les plus gros efforts, sans état d'âme. Mais le mot ne convient pas. L'abnégation, c'est se renier. Ce que nous faisons, c'est l'inverse : nos aspirations débordent les limites permises par le rapport de force immédiatement perceptible. Nous déjouons les pronostics par notre espérance têtue en une victoire à portée de main. Nos corps sont en première ligne : nous subissons les procès, les comptes de nos cadres sont gelés, nos carrières en pâtissent, nous essuyons les amendes qui nous interdisent de manifester, nous subissons les violences policières. Et nous gagnons parfois, souvent ou pas du tout. Les manifestations pour la Palestine ont été rendues possibles par l'esprit de sacrifice de milliers d'entre nous qui ont bravé l'interdiction pour manifester malgré tout en octobre 2023. Notre sacrifice dans l'action a précédé une liberté d'action pour tous·tes. Chacune de nos mobilisation est à la fois une espérance de victoire au présent et un entraînement collectif au pire à venir. L'action à Grenoble contre Barbara Butch. Les manifs sauvages pro-palestiniennes de l'été dernier. Le Comité Adama, qui mobilise des milliers de personnes depuis 2016 contre les violences policières. Les camarades anti-racistes et anti-coloniales d'un Perpignan dirigé par l'extrême-droite. Les luttes contre l'islamophobie remportent toujours des victoires, grâce au travail acharné d'avocat·es, malgré la dissolution du CCIF et du CRI. L'Assemblée des Quartiers, héritière du MIB des années 90, est toujours sur le terrain. La Legal Team Antiraciste soutient efficacement les manifestant·es face à la répression. Et osons-le dire, les émeutes suite à l'assassinat de Naël, en lointain écho à Zyed et Bouna, dont on a essentialisé le caractère spontané en éludant l'organisation en réseau qu'elle nécessite. Face au risque réel d'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir, un appel de plus de 20 collectifs pour un « Notre front populaire est anti-raciste et anti-colonialiste » a été lancé, tandis que la chaîne « Histoires crépues » a mobilisé son audience pour lancer avec d'autres un « Front anti-raciste » et établir un programme alternatif. Urgence Palestine qui fait échouer sa dissolution programmée en mobilisant plus de 250 000 personnes contre sa dissolution mais aussi « pour une Palestine libre». Chacune a du affronter à sa manière l'Etat d'exception prouvant que notre force ne réside pas dans un moment médiatique ou électoral mais dans la persistance d'un tissu militant qui non seulement survit aux répressions et aux récupérations mais aussi en tire des leçons pour la prochaine. Une stratégie ne se décrète pas dans un texte bien écrit. Elle émerge des cadres des forces existantes, de celles et ceux qui sont sur le terrain. Sinon, c'est ce que Malek Bennabi appelait la « boulitique » : cette politique qui met à distance celles et ceux qui mènent les luttes de leurs propres sympathisant·es. La boulitique produit des tribunes. La politique produit des rapports de force. Protéger les conditions de lutte ne signifie pas suspendre l'émancipation mais entraîner nos structures durant les moments d'accalmie pour se mettre en capacité à répliquer à l'oppression qui vient à coup sûr. Une vraie stratégie politique, c'est d'abord une théorisation du mouvement réel de chacun des muscles de notre corps social, qui parce qu'il ne tient pas en place transforme le rapport de forces, qui parce qu'il crée de nouvelles solidarités par le bas augure d'un nouveau « Nous ». Non une modélisation abstraite qui demande au mouvement de se suspendre pour mieux correspondre au schéma. Le « Nous » en jeu n'est pas une entité hypothétique attendant la bénédiction des urnes. C'est celui du Sud global et de ses diasporas, de la décolonisation de soi. Ce Nous c'est aussi celui de celles et ceux qui rejettent le système dans sa globalité, qui vivent autrement, pour qui le sacrifice n'est pas un mot mais un renoncement à un modèle de civilisation, une conversion. Un Nous qui adopté en symbole le triangle rouge, à la symbolique double contre le fascisme et en soutien à la résistance anticoloniale. Ce Nous-là n'attend pas la permission de l'État pour exister. Il existe déjà, dans la rue et les solidarités concrètes qui tiennent quand tout le reste lâche. Celui qui frissonne ici quand l'actualité là-bas lui attrape le cœur. Cette période est une ibtilā, un test de notre épistémé, sur notre capacité à persévérer quand tout conspire à nous demander de le suspendre. La victoire, pour nous, n'est pas un lieu avec une date. C'est une promesse. On ne la marque pas dans les urnes, on la porte. Comme on porte une dette envers ceux qui ont payé plus cher et seront en première ligne d'un fascisme : les réfugié·es, les victimes de génocide, les résistant·es contre la colonisation, les damné·es de la Terre. La question n'est pas quand on gagne, mais si on tient. L'appel « Notre front populaire est anti-raciste et anti-colonial » se terminait par : « Par tous les moyens nécessaires, nous résisterons. Par le vote, le blocage, la grève, les occupations de places, la désobéissance et tous les moyens légitimes dans la rue, dans nos quartiers, dans nos lieux de vie et de travail. En somme, par la consolidation d'un véritable rapport de force politique. » Et celui plus récent de l'Assemblée des Quartiers rappelle que « seul un mouvement populaire et une dynamique par le bas pourront créer une effervescence propice à une mobilisation massive et à la victoire de notre camp social. » Cramponons-nous à ce que nous avons déjà construit au lieu d'une fuite en avant grandiloquente. C'est long, c'est fastidieux, mais c'est à nous. Répondons à l'appel d'un mouvement qui refuse de céder sa capacité d'agir à celles et ceux qui demandent en échange sa compromission, sa fragmentation et son silence. 🎶On est là.🎶 Bader Lejmi🍿Déjouer le défaitisme ou le courage de reconnaître une victoire quand on en tient une
☝️I'm Muslim, don't panik
✊🏾Exister, c'est exister politiquement
⛓️💥L'autonomie qui reste à sa place ou la poule qui avait des dents
✌🏾Gagner maintenant et s'entraîner à gagner face au pire à venir
🔻 Faire corps ensemble, maintenant, ici et là-bas