
2026-10-02
Écrit par Rédaction
Une génération sacrifiée par la guerre génocidaire israélienne. Au-delà des morts et des blessés, l’agence alerte sur la faim, les écoles détruites, le travail des enfants et une profonde détresse psychologique. Plus d’un foyer sur cinq interrogé affirme que ses enfants se sont couchés le ventre vide au cours des deux semaines précédant l’enquête. Sept enfants tués ou blessés chaque jour par Israël Le rapport, intitulé « An Enduring Nightmare », mesure l’impact cumulé de la guerre imposée par Israël et de la crise économique sur les enfants et les jeunes au Liban. Selon l’Unicef, 261 enfants ont été tués et 1 056 blessés depuis le 2 mars 2026. L’agence estime qu’environ 12 % des enfants blessés vivent désormais avec un handicap. Le bilan s’est considérablement alourdi au fil des mois. Le 17 juin, l’Unicef recensait encore 247 enfants tués et 992 blessés depuis le début de l’escalade. « Les enfants et les jeunes au Liban sont contraints de porter un fardeau qu’aucun enfant ne devrait avoir à supporter », dénonce Marcoluigi Corsi, représentant de l’Unicef au Liban. Il avertit que les conséquences de cette crise pourraient marquer leur vie « pendant des années ». Faim, soins et écoles : la crise dépasse le front militaire L'agression israélienne frappe aussi directement les conditions de vie. Selon l’enquête de l’Unicef, quatre foyers sur cinq peinent à couvrir leurs besoins essentiels. Plus de 22 % des ménages interrogés déclarent que leurs enfants se sont couchés le ventre vide récemment, tandis que 31 % disent avoir dû renoncer à des soins nécessaires, principalement faute de moyens financiers. Le travail des enfants progresse également : 14 % des familles déclarent qu’au moins un de leurs enfants travaille, soit plus du double du niveau enregistré en janvier 2025. L’éducation est elle aussi profondément touchée. L’Unicef recense 436 écoles endommagées ou détruites, laissant environ 100 000 enfants menacés de ne plus disposer de salle de classe. Au moins 86 enseignants ont également été tués ou blessés. Près de la moitié des ménages interrogés disent avoir réduit leurs dépenses consacrées à l’éducation, tandis que 17 % indiquent qu’un de leurs enfants a dû cesser de fréquenter l’école. Une génération confrontée à une « détresse profonde » À ces difficultés matérielles s’ajoute une crise psychologique majeure. L’Unicef décrit des enfants exposés aux bombardements israéliens, aux déplacements répétés, à la perte de proches et à la destruction de leurs maisons ou de leurs écoles. Dans son rapport, l’agence évoque une « profonde détresse psychologique » chez une large partie des enfants et adolescents. Les enfants sont ainsi touchés sur plusieurs fronts à la fois : violence directe, faim, rupture scolaire, pauvreté, travail précoce et traumatisme. Déjà en mars, l’Unicef avertissait que les enfants payaient un prix particulièrement lourd dans l'agression israélienne. À cette date, 83 enfants avaient été tués et 254 blessés au Liban en seulement une semaine.Six mois plus tard, le tableau est encore plus sombre. Pour l’agence onusienne, l’urgence ne se limite donc plus à obtenir la fin de la guerre. Elle implique également de reconstruire les écoles, rétablir l’accès aux soins, protéger les familles contre la pauvreté et accompagner durablement des centaines de milliers d’enfants marqués par psychologiquement.Dans un rapport publié le 30 septembre 2026, l’Unicef dresse un bilan particulièrement lourd de l'agression militaire, menée par Israël, au Liban : au moins 261 enfants ont été tués et 1 056 blessés depuis le 2 mars. Sur six mois, cela représente en moyenne sept enfants tués ou blessés chaque jour.