
2026-10-20
Écrit par Rédaction
Cette décision intervient alors que deux tiers de la population de Gaza souffrent toujours d'insécurité alimentaire aiguë. Entre infrastructures détruites, restrictions d'accès, chômage massif et désengagement financier des bailleurs internationaux, les conditions de survie des Palestiniens restent précaires. Le PAM réclame désormais 450 millions de dollars pour maintenir ses opérations à Gaza et en Cisjordanie durant les six prochains mois. Un demi-million de Gazaouis privés d'aide alimentaire Le Programme alimentaire mondial tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, l'agence onusienne annonce une réduction d'environ un tiers de son assistance dans la bande de Gaza. Depuis le "cessez-le-feu" d'octobre 2025, le PAM venait en aide à près de 1,6 million de Palestiniens chaque mois, grâce à la distribution de colis alimentaires, de farine, de pain, de repas chauds et d'une assistance financière. Désormais, seuls 1,1 million de bénéficiaires pourront continuer à recevoir cette aide, soit 500 000 personnes de moins. Les distributions de colis alimentaires sont déronavant divisées par deux : chaque foyer ne recevra plus qu'un colis au lieu de deux, accompagné d'une quantité réduite de farine. Le nombre de repas chauds distribués quotidiennement passe de 250 000 à 150 000. Dans certaines zones difficilement accessibles, notamment à proximité des positions militaires israéliennes, des familles ne recevront plus qu'un repas tous les deux jours. Ces restrictions frappent une population largement privée de revenus réguliers et dépendante des distributions humanitaires pour satisfaire ses besoins essentiels. Deux tiers des Palestiniens toujours confrontés à la faim La réduction de l'aide intervient dans un contexte humanitaire extrêmement fragile. Selon les dernières estimations du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), 1,4 million de Palestiniens, soit 67 % de la population de Gaza, connaissent une insécurité alimentaire aiguë de niveau « crise » ou supérieur. Parmi eux, environ 200 000 personnes se trouvent en situation d'urgence alimentaire, nécessitant une assistance immédiate pour prévenir une nouvelle aggravation de la malnutrition. Ces chiffres témoignent de la persistance de la catastrophe humanitaire provoquée par le génocide israélien et les destructions massives des infrastructures civiles. Plus de 80 % de la population est privée d'emploi, selon les estimations citées par les Nations unies. De nombreuses familles vivent encore sous des tentes ou dans des abris improvisés, sans accès suffisant à l'eau, à l'électricité et aux soins médicaux. Même lorsque certains produits alimentaires sont disponibles sur les marchés, leurs prix restent inaccessibles pour une grande partie des habitants. Dans ces conditions, la diminution des distributions risque d'annuler les améliorations enregistrées, alors que l'hiver approche et que les besoins alimentaires et matériels vont s'intensifier. La PAM réclame 450 millions de dollars aux donateurs internationaux L'agence des Nations unies attribue ces restrictions à une chute de ses financements. Selon le PAM, les contributions reçues pour ses opérations dans les territoires palestiniens en 2026 représentent moins de la moitié des financements obtenus les années précédentes. Pour maintenir ses programmes essentiels jusqu'en mars 2027, l'organisation estime avoir besoin de 450 millions de dollars supplémentaires. Cette pénurie touche également la Cisjordanie occupée, où le nombre de bénéficiaires de l'assistance alimentaire a été réduit de 400 000 à 200 000 personnes dès septembre. L'insécurité alimentaire s'y aggrave dans un contexte marqué par les restrictions de circulation, les difficultés économiques et les violences commises par des colons israéliens contre les communautés palestiniennes. À Gaza, les autorités locales ont qualifié les réductions annoncées de catastrophiques, avertissant qu'elles pourraient provoquer une nouvelle détérioration de la situation alimentaire. .Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé, ce lundi, une réduction massive de son assistance humanitaire dans la bande de Gaza. Faute de financements suffisants, l'agence des Nations unies supprime l'aide alimentaire mensuelle destinée à 500 000 Palestiniens, réduit de moitié les rations distribuées aux familles et diminue considérablement le nombre de repas chaud.