
2026-09-29
Écrit par Rédaction
Une rentrée scolaire sans véritable école à Gaza ? Alors que près de 495 000 enfants ont retrouvé une forme d’enseignement, beaucoup étudient encore sous des tentes ou dans des structures provisoires, tandis que les financements internationaux ne couvrent qu’une faible partie des besoins. 200 000 enfants toujours sans enseignement structuré Selon le dernier rapport d’OCHA, environ 495 000 enfants d’âge préscolaire et scolaire sont désormais inscrits dans des espaces d’apprentissage soutenus par l’ONU et ses partenaires humanitaires. Près des deux tiers fréquentent quelque 200 centres gérés par l’UNICEF, tandis que 70 000 autres enfants suivent des cours dans des structures communautaires ou privées. Mais environ 200 000 enfants restent totalement privés d’une forme d’apprentissage structuré, malgré le début officiel de l’année scolaire le 19 septembre. Pour préparer cette rentrée, les organisations humanitaires ont distribué près de 294 000 cartables et plus de 71 000 lots de fournitures scolaires. Des opérations de déblaiement ont également permis de rendre accessibles plusieurs écoles et universités endommagées. Des écoles détruites et des cours sous des tentes Selon l’UNICEF, environ 98 % des établissements scolaires de Gaza ont été endommagés ou détruits depuis le début du génocide. Environ 660 000 élèves ont été privés d’un enseignement régulier pendant de longues périodes. Faute de bâtiments disponibles, de nombreux cours sont aujourd’hui assurés dans des tentes, des abris temporaires ou des salles partiellement réhabilitées. Les partenaires humanitaires ont remis en état 165 salles de classe dans 14 écoles et déblayé les gravats de plusieurs établissements, mais ces efforts restent très insuffisants face à l’ampleur des destructions israéliennes. Les conséquences humaines sont également considérables. Reuters rapporte, sur la base de données palestiniennes et onusiennes, qu’environ 22 000 élèves et plus de 770 personnels de l’éducation, dont 532 enseignants, ont été tués depuis octobre 2023. Seulement 13 % des besoins financiers couverts À la destruction des infrastructures s’ajoute désormais un problème majeur de financement. Le secteur de l’éducation n’a reçu que 13 % des 170,8 millions de dollars demandés dans le cadre de l’appel humanitaire 2026 pour les territoires palestiniens. Cette pénurie de financements menace directement 687 espaces temporaires d’apprentissage actuellement opérationnels à Gaza. L’ONU estime qu’un financement durable sur plusieurs années sera indispensable pour éviter de nouvelles fermetures et permettre aux enfants aujourd’hui exclus de retrouver une forme d’enseignement. Pour ces élèves, la rentrée scolaire constitue donc surtout le début d’une reconstruction éducative extrêmement fragile. Après plusieurs années marquées par les bombardements, les déplacements et la perte de proches, l’école représente aussi un espace de stabilité et de reconstruction psychologique. Le risque demeure de voir toute une génération continuer à payer le prix du génocide israélien.La nouvelle année scolaire a débuté le 19 septembre à Gaza, mais près de 200 000 enfants restent encore sans accès à une forme d’enseignement structuré. Malgré la réouverture d’espaces d’apprentissage, le système éducatif demeure profondément désorganisé après trois années de génocide israélien et de destructions.