
2026-09-24
Écrit par Rédaction
Construite en blocs de granit taillés, la mosquée possède un mihrab, trois entrées, un minaret carré et plusieurs inscriptions islamiques. Elle se trouvait au cœur d’un ancien site minier et commercial particulièrement actif durant les premiers siècles de l'ère musulmane. Une mosquée vieille de plus de 1 300 ans La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé le 13 septembre l’achèvement de la quatrième saison de fouilles sur le site d’Al-Ma’mala, situé dans le gouvernorat d’Al-Aqiq, dans la région montagneuse d’Al-Baha, au sud-ouest de l’Arabie saoudite. La principale découverte est une mosquée attribuée au Ier siècle de l’Hégire, correspondant au VIIe siècle et au début du VIIIe siècle de notre ère. Cette datation place l’édifice parmi les témoignages architecturaux des premiers temps de l’islam dans la péninsule Arabique. L’édifice a été découvert dans la partie occidentale de la zone résidentielle du site. De forme rectangulaire, il mesure environ 16 mètres du nord au sud et 10 mètres d’est en ouest. Les archéologues ont identifié un mihrab, trois entrées situées à l’est, à l’ouest et au sud ainsi qu’un minaret carré, implanté dans la partie sud-est du bâtiment. Les murs ont été construits avec des blocs de granit soigneusement taillés et conservent encore par endroits des traces d’enduit de plâtre. Des inscriptions coraniques sur les murs Plusieurs inscriptions islamiques ont également été documentées sur le mur de la qibla et sur l’une des parois extérieures de la mosquée. Elles comprennent notamment des invocations et des passages coraniques, selon les informations communiquées après les fouilles. Huit pièces annexes étaient directement rattachées à la mosquée. D’autres espaces en pierre découverts à proximité comportaient des zones de stockage, des bassins et différents aménagements qui témoignent d’activités sociales et commerciales autour du lieu de culte. Les fouilles ont également livré des fragments de récipients en stéatite, des céramiques de différentes formes ainsi que des outils en pierre, notamment des meules et des pilons. Ces objets permettent aux archéologues de mieux documenter la vie quotidienne des habitants d’Al-Ma’mala. Un ancien centre minier sur une importante route commerciale La découverte de la mosquée s’inscrit dans un ensemble archéologique beaucoup plus vaste. Al-Ma’mala constituait autrefois un important centre d’extraction et de transformation de minerais, notamment l’or, l’argent et le cuivre. Les analyses réalisées lors des campagnes précédentes indiquent que l’activité minière du site remonte à la période préislamique et connaît un développement important entre la fin du VIe et le IXe siècle. Durant l’époque islamique, cette activité aurait attiré artisans, ouvriers et commerçants, contribuant à faire d’Al-Ma’mala un véritable centre économique régional.Le site se trouve également à proximité de l’ancienne « route de l’Éléphant », empruntée par les caravanes venues du sud de la péninsule Arabique avant l’islam, puis devenue une importante voie de pèlerinage durant les périodes islamiques. Les campagnes précédentes avaient déjà révélé plusieurs ensembles résidentiels, des entrepôts, des fours ainsi que des centaines d’objets en céramique, en verre, en pierre et en métal. La découverte de cette mosquée permet désormais de mieux comprendre la dimension religieuse de cette implantation et l’organisation d’une communauté installée autour d’un centre minier et commercial aux premiers siècles de l’islam.Une mosquée remontant au Ier siècle de l’Hégire, soit aux premiers temps de l’islam, a été mise au jour sur le site archéologique d’Al-Ma’mala, dans la région saoudienne d’Al-Baha. La découverte a été annoncée, le 13 septembre, à l’issue de la quatrième campagne de fouilles menée par la Commission saoudienne du patrimoine.