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Crise diplomatique en cours entre la France et l'Iran ?

Crise diplomatique en cours entre la France et l'Iran ?

2026-07-28

Écrit par Rédaction

L’ambassadeur de France en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué ce lundi par le ministère iranien des Affaires étrangères. Téhéran accuse Paris d’« ingérence » après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne.

L’ambassadeur de France en Iran a été convoqué dimanche par le ministère iranien des Affaires étrangères, a annoncé lundi 27 juillet le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. Téhéran dénonce des « ingérences dans les affaires internes » du pays et accuse la France d’agir « sous des appellations fallacieuses comme la promotion des droits de l'homme ou la défense de la société civile ».

L'Iran accuse la France d'« ingérence »

« Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l'Iran sous des appellations trompeuses », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a également affirmé que les deux diplomates français avaient mené des activités « qui n'étaient en aucun cas justifiées ».

« Nous ne commentons pas les provocations iraniennes », a réagi lundi le Quai d'Orsay, estimant que « les faits sont clairs ». Cette convocation intervient une semaine après la détention de deux diplomates français en poste à Téhéran.

« S’en prendre à des diplomates est interdit et condamnable »

Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé « une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l'encontre de deux diplomates français. Selon lui, ces derniers ont été « détenus sans raison pendant plusieurs heures » puis « interrogés » en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Le chef de la diplomatie française avait indiqué avoir averti son homologue iranien, Abbas Araghchi, que cet incident ne pourrait pas « rester sans conséquence ». « S’en prendre à des diplomates est interdit et condamnable », avait rappelé Jean-Noël Barrot.

Le ministre a également précisé que ces agents étaient chargés « de développer des programmes de soutien à la société civile iranienne ». Il a notamment évoqué l'accompagnement d'étudiants et d'artistes souhaitant venir en France ou bénéficier des services proposés par l'ambassade.

Des versions opposées

Les deux diplomates français ont quitté l'Iran dès le lendemain des faits. Ils sont « sous le choc » et ne souhaitent pas retourner à Téhéran, avait indiqué Jean-Noël Barrot sur France Inter. « Ils continueront d'exercer leur mission jusqu'à son terme, mais depuis Paris. »

Le chargé d'affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d'Orsay le 21 juillet. De son côté, Téhéran a contesté la version française, assurant que les diplomates n'avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités ». Esmaïl Baghaï a estimé lundi qu'il revenait à la France de présenter des excuses à l'Iran, l'accusant d'actions « d'ingérence » menées sous couvert « d'actions au sein de la société civile ».

#France#Iran#Jean-Noël Barrot#crise#diplomatie

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