
2026-08-27
Écrit par Rédaction
Le tribunal de première instance de Jérusalem a acquitté mercredi Yona Schreiber, invoquant des « troubles mentaux ». Le colon israélien avait agressé volontairement, en avril, une religieuse catholique française de 48 ans à proximité du Cénacle, sur le mont Sion, un lieu considéré comme sacré aussi bien par les chrétiens que par les juifs. Une indignation internationale L’agression avait provoqué une condamnation internationale et s’inscrivait dans un contexte de multiplication des attaques perpétrées par des colons juifs contre les chrétiens à Jérusalem-Est occupée et en Cisjordanie. Dans un communiqué, la faculté des lettres de l’Université hébraïque de Jérusalem avait fait part de son « profond choc », estimant que cette agression témoignait d’une tendance préoccupante à la multiplication des violences visant la communauté chrétienne. La religieuse, chercheuse à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, avait dû être prise en charge médicalement après que le colon Yona Schreiber l’avait projetée au sol avant de lui asséner un coup de pied à la tête. La partie émergée de l’iceberg Après la décision du tribunal, l’avocat de Yona Schreiber, Idan Gamliel, a qualifié l’agression d’« incident malheureux » et affirmé que la défense prenait « note » des « sentiments difficiles » éprouvés par la religieuse à la suite de l’attaque. Un récent rapport du Rossing Centre for Education and Dialogue fait état d’une forte augmentation des attaques visant les chrétiens, décrivant « une tendance persistante et croissante d’intimidation et d’agression ». Le document comptabilise 155 incidents en 2025, parmi lesquels 61 agressions physiques, 52 attaques contre des biens appartenant à des églises, 28 cas de harcèlement et 14 actes de vandalisme visant des panneaux. Pour les auteurs du rapport, ces chiffres ne constituent que « la partie émergée de l’iceberg ». Des profanations répétitives contre les chrétiens En mai, l’organisation française L’Oeuvre d’Orient avait affirmé que des soldats israéliens avaient démoli un couvent appartenant aux Sœurs Salvatoriennes, un ordre religieux catholique grec, dans le village libanais de Yaroun. Un mois plus tôt, en avril, une photographie montrant un soldat israélien utilisant un marteau-piqueur pour détruire une statue de Jésus sur une croix, dans le sud du Liban, était devenue virale sur les réseaux sociaux.Un tribunal israélien a acquitté mercredi Yona Schreiber, un colon juif de Peduel en Cisjordanie occupée, après l’agression violente, fin avril, d’une religieuse catholique française près du Cénacle, à Jérusalem. La cour l’a déclaré « pénalement irresponsable ». Cette attaque volontaire avait suscité une vive indignation.