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Gale, infections, rats : Gaza étouffe sous le blocus israélien

Gale, infections, rats : Gaza étouffe sous le blocus israélien

2026-06-17

Écrit par Ibrahim Madras

Ravagée par le génocide et le blocus israélien, Gaza fait face à une explosion des maladies de peau et des infections liées à la prolifération de nuisibles, conséquence de l'effondrement sanitaire et du manque d'équipements médicales, volontairement restreints par Israël.

Bâtiments en ruines, eaux usées, maladies infectieuses : ravagée par le génocide, Gaza est confrontée à une prolifération de nuisibles et de parasites favorisant la propagation de maladies de peau. Une situation directement liée au blocus israélien, qui entrave l’entrée de médicaments et de matériel médical souligne, dans une enquête, le média israélo-palestinien +972 Magazine.

Gaza devient un « vaste incubateur de maladies »

Relaté ce mardi par Courrier international, un reportage de +972 Magazine décrit une bande de Gaza devenue un « vaste incubateur de maladies », où la multiplication des rongeurs et des insectes s’ajoute à une grave pénurie de ressources sanitaires aggravée par le blocus.

Les cas de gale, de mycoses et d’autres affections cutanées se multiplient, tandis que les habitants signalent une présence croissante de rats et de parasites.

« Des rats viennent mordre des enfants endormis et grignotent des objets et des vêtements. Certains signalent également la présence d’espèces de rats jamais vues auparavant dans la bande de Gaza », alerte le médecin Ayman Abou Rahma, directeur des services de médecine préventive au ministère de la Santé de Gaza.

Une crise sanitaire provoquée par Israël

La crise sanitaire est également alimentée par le manque d’eau. Les restrictions imposées à Gaza entraînent une dégradation majeure des conditions d’hygiène.

« 90% des structures d’eau et d’assainissement ont été détruites, si bien qu’aujourd’hui, non seulement on ne peut pas apporter de l’eau par le système qui existait auparavant. Mais par ailleurs, l’évacuation des eaux usagées n’est plus possible non plus », déclarait fin avril Filipe Ribeiro, directeur général de Médecins sans frontières.

La situation hospitalière reste tout aussi préoccupante. Selon l’Organisation mondiale de la santé : « Seuls 19 des 36 hôpitaux de la bande de Gaza restent opérationnels [...] Au moins 94 % de tous les hôpitaux de la bande de Gaza sont endommagés ou détruits. », tandis que près de 52 % des médicaments essentiels sont désormais indisponibles.

Près de 1000 morts palestiniens depuis le "cessez-le-feu"

L’effondrement du système de santé, la concentration de patients dans des structures saturées et la destruction des réseaux d’assainissement favorisent la circulation de bactéries résistantes aux traitements et aggravent les risques sanitaires pour l’ensemble de la population.

Avant le génocide, Gaza disposait de 36 hôpitaux, dont plusieurs établissements spécialisés. Aujourd’hui, seuls quelques centres fonctionnent encore, souvent de manière très limitée, pour répondre aux besoins de plus de deux millions d’habitants.

Les capacités médicales et de diagnostic demeurent fortement réduites en raison de la destruction d’infrastructures sanitaires et des restrictions pesant sur l’acheminement des équipements et fournitures médicales.

Depuis l’annonce du cessez-le-feu du 10 octobre 2025, les bombardements et le blocus se poursuivent, selon les autorités sanitaires palestiniennes, qui recensent près de 1 000 morts et plus de 3 100 blessés supplémentaires dans l'enclave palestinienne.


#Gaza#crise sanitaire#maladies#santé#Israël

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