
2026-09-01
Écrit par Rédaction
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a dénoncé la diffusion de rumeurs liées « à la Russie », « à Israël » et « à une internationale d’ultradroite » qui, selon lui, ont contribué à propager de fausses informations favorisant l’afflux massif de migrants marocains à Ceuta, fin juillet. Rabat n’est pas impliquée dans la crise Lundi matin, sur la radio Cadena Ser, le Premier ministre espagnol est revenu sur la crise migratoire survenue fin juillet dans l’enclave espagnole située sur le continent africain, affirmant que Madrid « continue d’enquêter » sur l’origine de l’arrivée soudaine de quelque 70 000 migrants en provenance du Maroc. « Après les 30 et 31 juillet, il y a eu une diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël, et à une internationale d’ultradroite qui utilise toujours la migration non seulement pour attaquer l’Espagne, mais aussi pour attaquer l’Europe et la diviser », a expliqué le dirigeant socialiste. Pour certains analystes, cette crise aurait pu constituer un message adressé à l’Espagne par le royaume marocain au sujet du Sahara occidental, après une visite de Pedro Sánchez en Algérie en juillet. Mais le Premier ministre espagnol assure que Rabat n’est pas impliquée dans la crise. « Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d’une manière ou d’une autre, des autorités marocaines », a assuré Pedro Sánchez. La position politique de l'Espagne en cause « Ce que nous savons à ce jour, c’est qu’un arrêt de la Cour suprême du 8 juillet dernier a été déformé, qu’il a été propagé sur les réseaux sociaux à travers des rumeurs, de la désinformation, mais aussi par des organisations criminelles qui trafiquent des êtres humains », a-t-il fait valoir. Certaines publications affirmaient alors qu’en cas d’entrée à la nage à Ceuta, il était impossible d’être expulsé vers le Maroc, ce qui est faux, a rappelé le dirigeant socialiste. « Il est évident que si la Russie se met à désinformer sur cette question, ou si Israël désinforme également sur cette question en critiquant le gouvernement espagnol, ce n’est certainement pas parce que la migration en Espagne ou en Europe les préoccupe, mais précisément en raison des positions politiques que nous avons (…) face au génocide à Gaza ou à l’invasion de Poutine en Ukraine », a également assuré le ministre socialiste espagnol. Israël dénonce un « mensonge éhonté » Les déclarations de Pedro Sánchez ont rapidement suscité une réaction israélienne. Israël a ainsi accusé lundi le Premier ministre espagnol de « mensonge éhonté ». « Il a encore menti, accusant de manière stupéfiante Israël de diffuser des informations trompeuses concernant les événements de Ceuta. Il s’agit d’un mensonge éhonté », a écrit sur X le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar. Texte rédigé avec l'aide de l'IALe Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a estimé lundi que de fausses informations liées à la Russie, à Israël et à l’extrême droite internationale avaient contribué à l’afflux massif de migrants à Ceuta fin juillet. Il écarte en revanche toute implication du Maroc.