logo

370 mineurs palestiniens détenus dans les geôles israéliennes

370 mineurs palestiniens détenus dans les geôles israéliennes

2026-08-31

Écrit par Rédaction

Un rapport spécial publié par le Centre palestinien de défense des droits des prisonniers dénonce la situation des enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Selon l’ONG, environ 370 enfants palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, sur un total de plus de 9 500 prisonniers recensés début août.

Selon le Centre palestinien de défense des droits des prisonniers, ils sont actuellement 9 500 détenus dans les geôles israéliennes. Parmi eux, 3 550 sont en détention administrative, c’est-à-dire détenus sans qu’aucun dossier ne leur ait été communiqué. Ils peuvent ainsi être maintenus en détention indéfiniment, sans jugement. Par ailleurs, 115 prisonniers purgent actuellement des peines de prison à vie. Parmi les 9 500 détenus, on compte également 52 femmes et 370 mineurs.

Plusieurs centaines de mineurs détenus sans procès

Selon un rapport du Centre palestinien de défense des droits des prisonniers, début août, environ 370 enfants palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, confrontés à des conditions de détention et à des violations susceptibles d’entraîner des conséquences psychologiques, sanitaires et éducatives durables, y compris après leur libération.

Les mineurs sont répartis dans plusieurs centres de détention, notamment les prisons de Megiddo et d’Ofer, dans des conditions qui ne tiennent pas compte de leurs besoins spécifiques liés à leur âge ni de leurs droits fondamentaux. Depuis 1967, plus de 55 500 cas d’arrestations d’enfants palestiniens ont été enregistrés.

« Après octobre 2023, plus de 1 700 arrestations ont été recensées en Cisjordanie, auxquelles s’ajoute la détention de dizaines d’enfants de la bande de Gaza dans des conditions marquées par des disparitions forcées et un manque d’informations quant à leur sort », note le Centre, qui publie également plusieurs témoignages.

Conséquences psychologiques et conditions déplorables

La souffrance s’étend bien au-delà des murs des prisons. « Les enfants sont souvent privés de visites familiales pendant de longues périodes ou soumis à des procédures complexes qui transforment ces visites en un fardeau psychologique supplémentaire. » De nombreux enfants souffrent ainsi de troubles aigus après leur libération, notamment d’anxiété chronique, de peur, d’un sentiment d’insécurité, d’épisodes de stress, de cauchemars et de troubles du sommeil.

Face à cette situation, le Centre palestinien de défense des droits des prisonniers affirme que « la réalité des enfants détenus reflète une escalade des violations affectant toutes les étapes de leur vie, de leur arrestation à leurs conditions de détention, dans un contexte d’absence de protection efficace et de maintien de politiques ciblant directement ce groupe ».

Les conditions de détention des enfants palestiniens dans les prisons israéliennes se sont considérablement dégradées depuis le 7 octobre 2023, notamment à la suite de directives données par Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale chargé des prisons, visant à imposer des conditions bien plus strictes aux détenus.

Des témoignages glaçants

L’armée israélienne a également ouvert ses propres centres de détention, comme celui de Sde Teiman, de triste réputation et souvent comparé à Guantanamo, où de nombreux Palestiniens seraient morts. Un mineur a raconté son « expérience » à l’association de soutien aux prisonniers Addameer :

« La vie à Sde Teiman était avilissante. J’ai passé une quarantaine de jours les mains entravées devant moi par des menottes métalliques. (…) La nourriture était immangeable : des tranches de pain grillé avec un peu de confiture ou une maigre portion de thon qui ne calmait pas ma faim. Des fouilles avaient lieu environ une fois par semaine, lorsque des unités d’intervention masquées venues de l’extérieur prenaient la cellule d’assaut. Il nous était interdit de les regarder. Je n’ai bénéficié d’aucun traitement de faveur ; on m’a traité comme n’importe quel adulte. »

Un autre mineur a révélé être resté menotté pendant six mois, détaché uniquement pour prendre une douche, une fois par semaine au maximum. La torture est tout aussi physique que psychologique, Amnesty International rapportant notamment le cas d’un garçon de 14 ans arrêté chez lui, à Jabalia, dans le nord de Gaza, puis détenu pendant 24 jours à Sde Teiman avec au moins 100 adultes.

Texte rédigé avec l'aide de l'IA



#mineurs#Israël#prisons israéliennes#Palestine#enfants

Laisser un commentaire

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.

Actualités Connexes

1 / -2

Abonnez-vous pour rester informé des dernières nouvelles et événements

Email