
2023-11-20
Écrit par Redaction
Quatre hommes acquis à l'idéologie de l'ultradroite ont été mis en examen vendredi soir par un juge antiterroriste à Paris. Cette mise en examen fait suite à l'interpellation en début de semaine de dix personnes, âgées de 17 à 60 ans environ, sur l'ensemble de la France. L'enquête initiale avait été ouverte, en septembre dernier, par le parquet national antiterroriste (Pnat) et confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). De nombreuses armes ou munitions ont été saisies aux domiciles des interpellés. Une hostilité extrême à l'égard des immigrés et des juifs Après l’ouverture d’une information judiciaire fin septembre, les enquêteurs ont interpellé dix hommes soupçonnés de préparer des « actions violentes contre différentes cibles ». Six, d'entre eux, ont été relâchés sans poursuite à ce stade. Quatre personnes ont été mis en examen vendredi soir : un homme de 20 ans, un militaire actuellement en fonction, un ancien membre de la police et un mineur de 17 ans. De nombreuses armes ou munitions ont été saisies à leurs domiciles. Une partie de leurs propos est « extrêmement hostile à l'égard des immigrés, des juifs », selon une source proche du dossier qui précise : « La plupart des interpellés sont passionnés d'armes et bercent dans un environnement idéologique qui va du survivalisme à l'extrême droite. Une partie de leurs propos est extrêmement hostile à l'égard des immigrés et des juifs. » Dix projets d'attentats de l'ultradroite déjoués depuis 2017 Parmi les mis en cause : un jeune âgé d'une vingtaine d'années, originaire de Chambéry (Savoie) « féru d'armes à feu » qu'il se procurait via un fournisseur également interpellé dans l'ouest de la France. Une source de l'enquête précise : « Des armes et des éléments entrant dans la fabrication du TATP ont été retrouvés au domicile du jeune homme acquis à l'idéologie de l'ultradroite. Il n'avait pas de projet d'attentat caractérisé mais avait "une haine des gauchistes, des juifs et des immigrés » Les mis en cause ont soutenu qu'ils se procuraient des armes « à des fins de protection, de défense ». Mercredi dernier, un rapport parlementaire évoquait le nombre de 3 300 militants d'ultradroite dont 1 300 fichés S. En juillet, le patron de la DGSI, Nicolas Lerner, avait alerté sur "la résurgence très préoccupante" des actions violentes de l'ultradroite. Dix projets d'attentat terroriste de l'ultradroite ont été déjoués depuis 2017. A lire aussi :Après l’ouverture d'une enquête par le Parquet national antiterroriste (Pnat), une opération antiterroriste a débouché, ces dernières semaines, sur l’arrestation de dix personnes proches de l'ultradroite. Quatre de ces individus, âgés de 17 à 60 ans, ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Zoom.
