
2026-06-17
Écrit par Ibrahim Madras
De « graves allégations d’exploitation et d’abus sexuels » ont été formulées fin 2024 par des femmes réfugiées soudanaises à l’encontre de membres du personnel de MSF dans l’est du Tchad. Après plusieurs mois d’enquête interne, l’ONG a annoncé le licenciement de 18 employés. Le secteur humanitaire est régulièrement confronté à ce type de scandales, en particulier sur le continent africain. 59 allégations examinées Lundi 15 juin, Médecins sans frontières (MSF) a indiqué avoir renvoyé 18 salariés accusés « d’exploitation et d’abus sexuels » sur des réfugiées soudanaises vivant dans des camps de l’est du Tchad. Sur les 59 allégations examinées, plusieurs ont permis d’établir l’existence de fautes graves. La guerre civile au Soudan, qui oppose l’armée aux Forces de soutien rapide, a causé des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 12 millions de personnes, selon l’ONU, dont une partie vers le Tchad voisin. D’après le Haut-Commissariat aux réfugiés, plus de 900 000 Soudanais y ont trouvé refuge depuis le début du conflit en avril 2023. Des membres du personnel MSF impliqués De « graves allégations d’exploitation et d’abus sexuels » ont été rapportées à la fin de l’année 2024 par des femmes réfugiées soudanaises visant des membres du personnel de MSF dans l’est du Tchad. L’organisation affirme avoir « immédiatement déployé plusieurs équipes d’enquête afin de détecter et d’examiner de manière proactive les cas signalés ». « Si certaines des 59 allégations ont été corroborées par cet examen, d’autres n’ont pas pu être vérifiées, notamment parce que ni les victimes ni les auteurs présumés n’ont pu être identifiés dans certains cas », précise l’organisation. « Une violation grave des valeurs et des responsabilités de MSF » « Ces comportements constituent une violation grave des valeurs et des responsabilités de MSF, et nous regrettons profondément les préjudices causés », a ajouté Médecins sans frontières, assurant poursuivre ses « efforts pour renforcer » ses « systèmes de prévention, de détection et de réponse » face à ces actes.L’ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, ce lundi, le renvoi de 18 employés au Tchad après des signalements d’agressions sexuelles visant des femmes soudanaises réfugiées dans le pays. « Ces comportements constituent une violation grave des valeurs et des responsabilités de MSF », a déploré l’ONG.