
2025-05-20
Écrit par Redaction
Ce lundi 19 mai, Emmanuel Macron, Keir Starmer, Premier ministre britannique, et son homologue canadien Mark Carney ont adressé une mise en garde à Israël, évoquant la possibilité de « mesures concrètes » si le gouvernement israélien ne mettait pas un terme à sa campagne militaire et ne facilitait pas l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. « Nous ne resterons pas inactifs » « Nous ne resterons pas inactifs face à la poursuite de ces actions scandaleuses par le gouvernement Netanyahou. Si Israël ne suspend pas son offensive militaire actuelle et ne lève pas les obstacles à l’aide humanitaire, nous prendrons d’autres mesures concrètes », écrivent les trois dirigeants, sans préciser la nature exacte de ces potentielles sanctions. Ils menacent également d’imposer des « mesures ciblées » si Israël ne met pas un terme aux « colonisations illégales qui menacent la faisabilité d’un État palestinien ». Tout en reconnaissant à Israël le droit de « se défendre », les trois chefs d’État estiment que la réponse militaire israélienne est « totalement disproportionnée ». Ils appellent aussi, dans leur déclaration commune, Benjamin Netanyahu à « autoriser immédiatement un accès suffisant de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza », où les souffrances humaines sont jugées « intolérables ». Résolus à reconnaître un État palestinien Cette position intervient alors que seulement un nombre très limité de convois humanitaires ont pu pénétrer dans Gaza. Ce lundi, neuf camions ont été autorisés à entrer, une aide qualifiée de « goutte d’eau dans l’océan » par Philippe Lazzarini, chef de l’UNRWA, qui a dénoncé l’instrumentalisation de « la faim et des denrées alimentaires à des fins politiques et militaires ». Lire sur le sujet : Trois jours de carnage à Gaza : « ils veulent notre anéantissement » Les trois pays réaffirment également leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu et d’une « solution à deux États », avec un État palestinien coexistant aux côtés d’Israël. « Nous sommes résolus à reconnaître un État palestinien comme contribution à une solution à deux États », déclarent-ils, en évoquant la conférence prévue en juin à l’ONU visant à construire un consensus international autour de cet objectif. Par ailleurs, Macron, Starmer et Carney dénoncent « les propos odieux récemment tenus par certains membres du gouvernement israélien ainsi que la menace d’un déplacement forcé de civils, déjà confrontés à la destruction massive de Gaza ». Ils réitèrent enfin leur opposition à « toute expansion des colonies en Cisjordanie », qu’ils qualifient d’« illégales ». La réaction de Benjamin Netanyahou En réaction, Benjamin Netanyahou, qui a déclaré hier vouloir « prendre le contrôle de l’ensemble du territoire de Gaza », a vivement répliqué à aux déclarations des dirigeants européens. Le premier ministre israélien estime, dans un communiqué, qu' en réclamant qu’Israël « interrompe » sa guerre et « en exigeant la création d’un État palestinien, les dirigeants de Londres, Ottawa et Paris offrent une immense récompense [au Hamas] pour l’attaque contre Israël du 7-Octobre ». A lire également :La pression sur Israël s'intensifie. Ce lundi, Paris, Londres et Ottawa ont menacé, dans une déclaration commune, Tel-Aviv de sanctions si le premier ministre Benjamin Netanyahou ne mettait pas fin à sa campagne militaire sur Gaza et s'il ne débloquait pas l'aide humanitaire dans l'enclave palestinienne. Explications
