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Gaza : le plan israélien de « départ volontaire » des Palestiniens refait surface

Gaza : le plan israélien de « départ volontaire » des Palestiniens refait surface

2026-06-26

Écrit par Rédaction

Alors que le Premier ministre israélien a appelé, dimanche dernier, à un contrôle total de la bande de Gaza par Israël et à l'implantation de colonies israéliennes dans l'enclave, son gouvernement cherche désormais à accélérer un plan de « départ volontaire » des Palestiniens de Gaza.

Le plan israélien de « départ volontaire » des Palestiniens de la bande de Gaza revient au cœur de l'agenda politique. Selon le quotidien israélien Haaretz, le nouveau chef du Conseil de sécurité nationale, Shmuel Ben Ezra, a convoqué cette semaine une réunion d'urgence afin d'examiner les moyens d'« encourager l'émigration volontaire » des Palestiniens de Gaza.

Un plan de “transfert” remis au goût du jour

L’idée d’expulser de force les Palestiniens de Gaza s’inscrit dans une logique de « transfert » profondément ancrée dans l’ADN politique israélien, bien avant le génocide cours. Depuis le 7 octobre 2023, sa promotion s’est intensifiée, jusqu’à devenir un objectif de plus en plus assumé dans certains discours politiques. Présentée comme irréaliste au regard du droit international, l’expulsion des près de deux millions de Palestiniens s’exprime désormais à travers des stratégies militaires de fragmentation du territoire et des projets de « communautés sûres et alternatives » sous contrôle israélien sur les ruines de Rafah.

Une coordination internationale inexistante

En mars dernier, la création d’une administration dédiée au projet de « départ volontaire » des Gazaouis a inscrit cette idée dans l’appareil gouvernemental israélien. Le principal obstacle à sa mise en œuvre reste toutefois matériel : déplacer une population de cette ampleur suppose de lui trouver un pays d’accueil, ce qui demeure aujourd’hui impossible.

Un responsable israélien cité par Haaretz affirme que les autorités n’ont identifié aucun État prêt à accueillir des Palestiniens de Gaza et reconnaît qu’un tel projet exigerait une coordination internationale complexe et des accords politiques inexistants à ce jour. « À ce jour, nous ne connaissons aucun pays au monde disposé à accueillir des Palestiniens qui choisissent de quitter la bande de Gaza », déclare un responsable de la défense interrogé par le journal.

Un discours politique de plus en plus banalisé

Malgré ces blocages, l’idée continue d’être évoquée, en dépit des critiques d’ONG qui parlent de nettoyage ethnique. Certains y voient une manière de normaliser progressivement ce discours au sein de la société israélienne, où il bénéficie déjà de soutiens significatifs.

Selon un sondage du Jewish People Policy Institute, plus de 70 % des électeurs du Likoud seraient favorables à l’expulsion des Palestiniens. Le phénomène dépasse d’ailleurs la seule bande de Gaza et s’étend à la Cisjordanie.

Le député du Likoud Nissim Vaturi a ainsi tenu des propos appelant explicitement au « nettoyage ethnique », affirmant sur Channel 14 News que les Israéliens juifs « ne pourront pas vivre ici en paix tant que nous n’aurons pas expulsé tous les Arabes de cette région ». Il a ajouté : « Il ne devrait y avoir aucun Arabe ici », tout en défendant le renforcement de la colonisation en Cisjordanie comme condition de survie pour Israël, estimant qu’« ils doivent tous être expulsés d’ici ».

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