
2026-08-26
Écrit par Rédaction
La violence des colons israéliens s’intensifie, encouragée par un gouvernement qui prône l’annexion du territoire, au mépris du droit international. « La situation est terrifiante. Nous sommes encerclés de toutes parts. Tout ici est devenu colonie », résume auprès de l’AFP Faij Rawabi, décrivant le quotidien des trois millions de Palestiniens vivant en Cisjordanie occupée. Plus de 6 attaques de colons par jour Cette violence a « dépassé le point de rupture », alertait il y a quelques jours le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Pour l'année 2026, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) a recensé en moyenne 6,6 attaques de colons par jour ayant entraîné des victimes et/ou des dégâts matériels, un chiffre supérieur à celui de n’importe quelle autre année. Les colons israéliens harcèlent les Palestiniens jusqu'à les pousser à l'exil. Ils s'installent par la violence en multipliant les menaces et les attaques, s'en prennent aux moyens de subsistance en coupant les accès à l'eau et à l'électricité, et restreignent l'accès aux pâturages en construisant des routes ou en clôturant des zones entières. Ils font paître leurs troupeaux, volent le bétail, détruisent les champs agricoles, les cultures ou encore les véhicules. Trois journalistes de l'AFP agressés Depuis le début de l'année, 79 Palestiniens, dont 18 enfants, ont été tués en Cisjordanie par les forces de sécurité israéliennes ou les colons, selon l'ONU. Deux Palestiniens ont été tués ce vendredi 21 août : un homme de 58 ans à Jénine, dans le nord, et un jeune homme de 17 ans a été « tué par le tir d'un colon » à Saïr, une ville au nord d'Hébron, selon le ministère palestinien de la Santé. Ce mardi 25 août, des colons israéliens ont également attaqué des journalistes de l'AFP qui couvraient les agressions contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, faisant au moins cinq blessés, selon les secours et les journalistes. Trois journalistes de l'Agence France-Presse s'étaient rendus dans le village de Jannatah, près de Bethléem, pour rendre compte de visites de solidarité organisées par des militants israéliens venus soutenir des Palestiniens confrontés au harcèlement des colons. Une altercation a d’abord éclaté entre les colons et les militants, avant que des soldats israéliens n’ordonnent aux journalistes de quitter ce qu’ils qualifient de « zone militaire fermée ». Deux autres voitures transportant des colons ont alors fait irruption, avant que ces derniers, dont beaucoup étaient des enfants, ne jettent des pierres en direction des journalistes et des militants. Une fuite en avant mortifère Depuis le début de l'année, environ 3 800 Palestiniens, dont près de la moitié sont des enfants, ont été déplacés en raison des violences des colons, des démolitions imposées par l'administration civile israélienne et des expulsions. À l’approche des élections législatives israéliennes du 27 octobre, cette accélération pourrait encore se poursuivre. Benjamin Netanyahu est « lancé dans une sorte de fuite en avant mortifère », estime Jean-Paul Chagnollaud, président d’honneur de l’iReMMO. Depuis 2023, au moins 1 100 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, selon un décompte de l’AFP, fondé sur les données du ministère de la Santé palestinien. Texte rédigé avec l'aide de l'IAEn Cisjordanie occupée, les violences meurtrières commises par des colons israéliens contre les Palestiniens s’intensifient. Soutenus par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui prône la colonisation, les colons multiplient les actes de harcèlement afin de contraindre les habitants palestiniens à l’exil.