
2026-08-24
Écrit par Rédaction
Cette semaine, le Maroc a de nouveau placé Ceuta et Melilla au cœur de ses revendications territoriales. Vendredi dernier, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a défendu les droits « historiques et géographiques » de son pays sur ces deux villes autonomes et proposé la mise en place d’un mécanisme de dialogue avec l’Espagne afin d’aborder la question de leur avenir. Rabat remet Ceuta et Melilla au cœur du débat Le Maroc passe de nouveau à l’offensive concernant Ceuta et Melilla. Vendredi, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a défendu les droits « historiques et géographiques » de son pays sur les deux villes autonomes espagnoles situées en Afrique du Nord, proposant l’ouverture d’un mécanisme de dialogue avec Madrid pour discuter de leur avenir. Invité d’une chaîne publique marocaine, Abdellatif Ouahbi a assuré que Rabat n’entendait pas renoncer à ses prétentions territoriales. Selon lui, la question doit continuer de figurer parmi les sujets abordés dans les relations entre le Maroc et l’Espagne. Le ministre a ainsi proposé la création d’un mécanisme bilatéral destiné à discuter de l’avenir des deux villes et à parvenir à une « solution définitive », qui passerait, selon sa proposition, par leur intégration au Maroc. Madrid rejette catégoriquement les revendications marocaines Le gouvernement de Pedro Sánchez a réagi rapidement. Des sources au sein du ministère des Affaires étrangères ont indiqué que l’Espagne avait fait part au Maroc de son « rejet catégorique » de ces revendications, réaffirmant que Ceuta et Melilla relèvent de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Espagne et, par conséquent, du territoire de l’Union européenne. Ces déclarations interviennent alors que Ceuta traverse une grave crise migratoire. Fin juillet, plus de 70 000 clandestins ont franchi la frontière espagnole depuis le Maroc. Cette crise, qui a fait plusieurs dizaines de morts, essentiellement par noyade, a ravivé les tensions autour du statut de Ceuta et de Melilla. Des aspirations territoriales anciennes Plusieurs médias espagnols avaient mis en cause la connivence présumée des autorités marocaines dans cette crise, quelques jours après une rencontre entre le Premier ministre Pedro Sánchez et le président algérien Abdelmadjid Tebboune, alors que les tensions entre Alger et Rabat sont toujours vives. Depuis le début de cette crise migratoire, ce n’est pas la première fois qu’Abdellatif Ouahbi conteste ouvertement la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla. Le 12 août, il avait déjà affirmé que le Maroc continuait de revendiquer ces deux villes et que la question restait « sur la table » dans ses échanges avec l’Espagne. Les aspirations territoriales du Maroc concernant Ceuta et Melilla ne sont pas nouvelles. Rabat les maintient depuis son indépendance en 1956, tandis que l’Espagne a systématiquement rejeté toute remise en cause de sa souveraineté. Texte rédigé avec l'aide de l'IALe Maroc a proposé, vendredi, la mise en place d’un mécanisme de dialogue consacré à la question de l’avenir de Ceuta et Melilla. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a toutefois rapidement rejeté ces revendications, réaffirmant la souveraineté espagnole sur les deux villes.