
2026-08-26
Écrit par Rédaction
Le gouvernement néo-zélandais va présenter lundi prochain un projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sur le modèle de celui adopté par l’Australie en décembre. Une mesure qui s’annonce toutefois difficile à mettre en place, comme le montre l’augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux chez les mineurs malgré l’interdiction en Australie, ainsi que la censure par le Conseil constitutionnel de la loi proposée en France. Une technologie addictive néfaste aux enfants En vertu de ce projet de loi sur la sécurité en ligne, des entreprises comme Meta pourraient se voir infliger une amende pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d'affaires mondial en cas de non-respect de la loi qui pourrait être adoptée en Nouvelle-Zélande. « Nous ne pouvons tout simplement pas accepter les dommages causés à toute une génération d'enfants néo-zélandais », a déclaré le Premier ministre Christopher Luxon. Selon Christopher Luxon, « un enfant sur trois âgé de 13 à 17 ans passe désormais au moins cinq heures par jour sur les réseaux sociaux », qui « les exposent à des contenus néfastes, à une technologie addictive et à des pressions auxquelles ils ne sont pas préparés à faire face ». Le Premier ministre néo-zélandais a cité les plateformes Instagram, TikTok, Snapchat et Facebook, et précisé qu'elles seraient notamment tenues d'utiliser « les informations de compte existantes, l'estimation de l'âge par reconnaissance faciale, les services d'identité numérique et une pièce d'identité officielle » pour vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Une mesure déjà adoptée dans plusieurs pays La ministre néo-zélandaise de l'Éducation, Erica Stanford, a souligné que le projet de loi « impose des obligations légales aux plateformes », mais qu'« aucune sanction n'est prévue pour les enfants, leurs parents ou leurs tuteurs ». L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une mesure qui a rencontré un succès mitigé. L'Indonésie lui a emboîté le pas en mars, tandis que la France, le Canada, le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis comptent parmi les autres pays ayant annoncé des interdictions similaires. Une interdiction difficile à appliquer Toutefois, cette mesure, d’apparence consensuelle, semble difficile à appliquer. L’utilisation des réseaux sociaux chez les moins de 16 ans en Australie est en effet remontée après son interdiction, fin 2025, pour cette catégorie de population. En France, la loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été censurée par le Conseil constitutionnel fin juillet, qui a toutefois validé l’interdiction du téléphone portable au lycée. À cet effet, Emmanuel Macron a annoncé sur X, lundi 24 août, la « promulgation de la loi visant à interdire les téléphones portables au lycée dès la rentrée ». « Protéger les enfants des dérives des écrans ne peut plus attendre. (…) Une école sans téléphone, c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage », a-t-il avancé, tandis que des doutes existent sur la préparation des établissements à la mise en place de la mesure.Après l’Australie, l’Indonésie, le Royaume-Uni, le Canada et la France, la Nouvelle-Zélande veut à son tour interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le gouvernement néo-zélandais présentera lundi prochain un projet de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs. Une mesure consensuelle qui semble toutefois difficile à appliquer.