
2024-09-01
Ăcrit par Redaction
La sincĂ©ritĂ© de lâorientation est conditionnĂ©e par le fait quâelle trouve sa source dans ce qui est agréé par Dieu le TrĂšs-Haut et quâon la rĂ©alise par ce quâIl agrĂ©e. Le conditionnĂ© ne peut, en effet, ĂȘtre valide sans sa condition : Dieu dit : « Il nâagrĂ©e pas la mĂ©crĂ©ance de Ses serviteurs », il est donc nĂ©cessaire de rĂ©aliser la foi. Il affirme aussi : « Si vous ĂȘtes reconnaissants, cela vous sera agréé. » Ce qui implique quâil faut agir dans le respect des rĂšgles de lâIslam. Il nây a donc pas de soufisme sans jurisprudence (fiqh), car on ne peut connaĂźtre les prescriptions exotĂ©riques de Dieu que par le biais de cette science ; et nulle jurisprudence sans soufisme, car il Et les deux ne peuvent exister sans la foi, car aucune des deux sciences [soufisme et jurisprudence] ne vaut sans elle. Par consĂ©quent, lâensemble de ces sciences est nĂ©cessaire, Ă©tant donnĂ© leur concomitance statutaire, comme celle des esprits pour les corps. Les esprits ne peuvent exister que dans les corps, tout comme les corps nâont de vie que par les esprits. Comprends donc ! Câest ainsi que MÄlik dit : « Celui qui suit le soufisme en nĂ©gligeant la jurisprudence a commis une hĂ©rĂ©sie (tazandaqa) et celui qui apprend la jurisprudence en nĂ©gligeant le soufisme a commis une transgression (tafassaqa). Mais celui qui allie les deux, est rĂ©alisĂ©. » Je dis que le premier a commis une hĂ©rĂ©sie parce quâil a cru en la doctrine de la « prĂ©destination coercitive » (jabr mĆ«jib) qui nie la sagesse divine (áž„ikma) et les statuts juridiques (aáž„kÄm). Le deuxiĂšme a commis une transgression, car son acte manque de la vĂ©racitĂ© dâorientation qui empĂȘche la dĂ©sobĂ©issance Ă Allah, ainsi que de la sincĂ©ritĂ© (ikhlÄáčŁ) qui conditionne la validitĂ© de tout acte rĂ©alisĂ© pour Dieu. Le troisiĂšme « est rĂ©alisĂ© » (taáž„aqqaqa) par le fait quâil sâest Ă©tabli par la VĂ©ritĂ© dans lâattachement aux rĂšgles de la VĂ©ritĂ©. Sache-le donc ! La diversitĂ© des voies La diversitĂ© des voies (masÄlik) nâimplique pas forcĂ©ment la diversitĂ© des buts, mais le but peut ĂȘtre unique malgrĂ© la diffĂ©rence des voies qui mĂšnent Ă lui. Ainsi, les actes dâadoration (âibÄda), le En effet, le gnostique (âÄrif) doit pratiquer les actes dâadoration, car sa connaissance ne peut ĂȘtre prise en considĂ©ration sâil nâadore pas [par la pratique] lâobjet de sa connaissance. Il lui faut Ă©galement lâascĂšse sinon il nâatteindra aucune vĂ©ritĂ©, car il ne sâest pas dĂ©tournĂ© de ce qui est autre que Lui. De la mĂȘme maniĂšre, celui qui se base sur les actes dâadoration a besoin dâascĂšse et de connaissance, car il ne peut y avoir dâadoration sans connaissance, tout comme on ne peut ĂȘtre disponible pour les actes lâadoration sans ascĂšse. Il en est de mĂȘme pour lâascĂšte, car il ne peut y avoir dâascĂšse sans connaissance, ni dâascĂšse sans pratique, faute de quoi elle devient vaine (baáčÄla). Oui ! Celui qui est plus engagĂ© dans les actes dâadoration est un adorateur (âÄbid), sâil est plus dans le dĂ©tachement, câest un ascĂšte (zÄhid), et celui qui est dans la contemplation de lâagissement de Dieu-Vrai est un gnostique (âÄrif). Tous sont soufis ! Et Dieu est plus savant ! Ahmad ZarrouqMaĂźtre spirituel du 15e siĂšcle, Ahmad Zarrouq a codifiĂ© les rĂšgles du soufisme dans un cĂ©lĂšbre ouvrage. Mizane.info publie deux de ces rĂšgles essentielles : respect de la loi et diversitĂ© des voies.
ne peut y avoir dâacte valable sans une sincĂ©ritĂ© et une orientation vers Dieu.
renoncement (zahÄda) et la connaissance (maârifa) sont des voies pour se rapprocher de Dieu-Vrai par Sa grĂące, et elles interfĂšrent les unes avec les autres.