
2025-02-05
Écrit par Redaction
Lors d'une conférence de presse tenue ce mardi 4 février aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient « prendre le contrôle » de la bande de Gaza. Il a également évoqué une relocalisation permanente des Gazaouis, provoquant une large vague d'indignation à l'échelle internationale. Transformer Gaza et transférer ses habitants « Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon travail avec », a déclaré hier Donald Trump, précisant que l'objectif était « d'aplanir la zone et de se débarrasser des bâtiments détruits » pour permettre un développement économique du territoire. Le président américain a réitéré son souhait de transformer Gaza en une « Côte d'Azur du Moyen-Orient » tout en assurant que « ce n'est pas une décision prise à la légère ». Il a également suggéré un transfert des habitants vers des lieux « plus sûrs », citant l'Égypte et la Jordanie comme options, bien que ces deux pays aient déjà exprimé leur opposition au projet. « J'espère que nous pourrons faire quelque chose de vraiment bien, de vraiment bon, où ils ne voudront pas revenir », a-t-il ajouté. Ces déclarations ont provoqué une vive condamnation internationale. Réactions internationales « Nous sommes opposés au déplacement forcé des habitants de Gaza », a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. La Turquie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, a qualifié ce projet d'« inacceptable ». De son côté, la France a insisté sur le fait que l'avenir de Gaza passait par « un futur État palestinien », et non par un contrôle exercé par un pays tiers : « La France réitère son opposition à tout déplacement forcé de la population palestinienne de Gaza, qui constituerait une violation grave du droit international, une atteinte aux aspirations légitimes des Palestiniens, mais aussi une entrave majeure à la solution à deux États. » « Ici nous sommes nés et ici nous restons » L'organisation de libération de la Palestine (OLP) a rejeté tout projet de transfert « du peuple palestinien hors de sa patrie ». Hussein Sheikh, secrétaire général de l'OLP, a rejeté catégoriquement toute idée de transfert : « Ici nous sommes nés, ici nous avons vécu, et ici nous restons ». Enfin, le Dr Sami Abu Zuhri, haut responsable du Hamas, a dénoncé les déclarations de Donald Trump selon lesquelles « les habitants de Gaza n'ont pas d'autre choix que de partir ». « Notre peuple ne permettra pas que de tels plans se concrétisent. Ce qu'il faut, c'est mettre fin à l'occupation et aux agressions contre notre peuple, et non l'expulser de sa terre. » a-t-il souligné. A lire aussi :A l'issue de sa rencontre avec le premier ministre israélien, le président américain Donald Trump a expliqué hier vouloir « prendre le contrôle » de Gaza pour en faire « la Côte d'Azur du Moyen-Orient ». Une proposition choquante qui justifie le nettoyage ethnique des palestiniens de la région. Plusieurs organisations internationales et chefs d'État ont fait part de leurs indignations. Focus.
