
2026-06-25
Écrit par Rédaction
Trois magistrates de la Cour pénale internationale (CPI) — Kimberly Prost, Solomy Balungi Bossa et Reine Alapini-Gansou — accusent le président américain Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire au Trésor Scott Bessent d’« exercer une pression extrajudiciaire » à leur encontre. Selon elles, ces mesures constituent une forme de représailles après la délivrance par la CPI de mandats d’arrêt visant Benyamin Netanyahou. Une pression extrajudiciaire sur leur travail Dans une plainte déposée à New York, la Canadienne Kimberly Prost, l’Ougandaise Solomy Balungi Bossa et la Béninoise Reine Alapini-Gansou affirment que les sanctions américaines ont pour objectif d’exercer une pression extrajudiciaire sur leur travail. Plusieurs magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur général, ont été ciblés par l’administration Trump. Ces sanctions leur interdisent l’entrée sur le territoire américain et bloquent toute transaction financière ou immobilière avec eux aux États-Unis. Elles ont été adoptées en réaction aux enquêtes menées par la CPI, basée à La Haye, concernant Israël, allié stratégique de Washington. En 2024, la Cour a notamment délivré des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, accusé de « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » à Gaza. Peine de mort financière La plainte déposée mercredi soutient que ces sanctions visent à « punir » les magistrates et qu’elles s’apparentent à « une peine de mort financière ». « Imposer des sanctions aussi draconiennes à l’encontre de juges internationaux est sans précédent », souligne ce document de 66 pages, qui réclame leur annulation. Créée en 2002, la CPI est chargée de poursuivre les personnes soupçonnées des crimes les plus graves, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide. Ni Israël ni les États-Unis ne sont parties au traité fondateur de la Cour. La Russie, dont le président Vladimir Poutine fait également l’objet d’un mandat d’arrêt depuis mars 2023, n’y adhère pas non plus.Trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), visées par des sanctions de l’administration Trump après l’émission de mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, ont déposé plainte mercredi contre le président américain et plusieurs hauts responsables de son administration. Elles estiment que les mesures prises à leur encontre étaient illégales.