
2026-08-24
Écrit par Rédaction
Damas et Tel-Aviv ont entamé, dimanche, des pourparlers sous médiation américaine afin d’éviter une escalade militaire après une récente agression israélienne sur le sol syrien. La Syrie affirme vouloir désamorcer la crise provoquée par cette attaque israélienne et rester à l’écart des tensions entre Israël et la Turquie. La Syrie veut rester à l'écart des tensions régionales Selon plusieurs sources, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, Roman Gofman, se sont rencontrés dimanche en Jordanie. Damas affirme vouloir désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l’écart des tensions entre Israël et la Turquie. L’agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source du gouvernement syrien a confirmé que des pourparlers parrainés par les États-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l’objectif d'« une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien ». D’après Sana, un groupe mené par le chef de la diplomatie syrienne s’est entretenu avec une « délégation israélienne de haut niveau ». Un porte-parole du bureau du Premier ministre israélien a, lui, indiqué à l'AFP ne pas avoir de commentaire à faire à ce sujet. Selon une source diplomatique, ces négociations entre Israël et la Syrie sont les premières depuis plusieurs mois. Des frappes israéliennes vivement condamnées Les discussions ont eu lieu au lendemain de frappes israéliennes visant, selon Israël, des « terroristes » en Syrie, près du plateau du Golan. Damas a fait état d'un blessé et dénoncé une « violation flagrante » de sa souveraineté. Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, Tel-Aviv avait dit vouloir empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire. Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie, également ambassadeur en Turquie, a condamné le bombardement israélien de mardi, accusant Israël d'« escalade inutile ». Une hostilité croissante entre Israël et la Turquie Vendredi 21 août, la Turquie avait notamment annoncé émettre un mandat d’arrêt international contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, dans le cadre d’une enquête sur l’interception de la flottille pour Gaza et la détention des militants à bord. Alors qu’ils s’opposent fermement sur la question de la Syrie et de Gaza depuis plusieurs Texte rédigé avec l'aide de l'IAQuelques jours après une nouvelle attaque israélienne contre une base militaire en Syrie, le ministre syrien des Affaires étrangères a rencontré dimanche - en Jordanie - Roman Gofman, chef du Mossad, les services de renseignement israéliens. Les discussions ont notamment porté sur la création d’une « salle des opérations spéciales » destinée à prévenir tout affrontement en Syrie, notamment avec la Turquie.