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Burkina Faso : Ibrahim Traoré accuse le monde arabo-musulman

Burkina Faso : Ibrahim Traoré accuse le monde arabo-musulman

2026-07-22

Écrit par Rédaction

Dans un discours prononcé le 16 juillet 2026, le président burkinabè Ibrahim Traoré a suscité la polémique en menaçant de retirer la nationalité aux jeunes burkinabè suivant l’enseignement de la charia et de la jurisprudence islamique (fiqh) en Arabie saoudite. Il a également accusé le monde arabo-musulman d’avoir cherché à « exterminer l’Afrique » en y « imposant » l’esclavage.

Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est exprimé le jeudi 16 juillet 2026 devant les Forces vives de la région du Yatenga, dans le nord du pays. Évoquant la lutte contre le terrorisme, il a vivement critiqué les Burkinabè partis étudier la charia dans les pays arabes, estimant que ces formations pouvaient favoriser une influence idéologique néfaste. Il est également revenu sur les relations historiques entre l’Afrique et le monde arabo-musulman.

L'enseignement du droit musulman au banc des accusés ?

Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, s’est exprimé le jeudi 16 juillet 2026 lors d’un long discours devant les Forces vives de la région du Yatenga, dans le nord du pays. Revenant sur la lutte contre le terrorisme, il a estimé qu’une « minorité d’extrémistes » constituait une menace pour le pays. Selon lui, « l’impérialisme » chercherait à utiliser le canal religieux, en particulier l’islam, pour « détruire » le Burkina Faso.

Prenant pour cible les pays arabes, il a critiqué le départ de centaines d’étudiants burkinabè venus y suivre des formations en charia, estimant que ces cursus pouvaient influencer idéologiquement une partie de la jeunesse. Le chef de l’État a annoncé vouloir rapatrier les étudiants inscrits dans les universités arabes, menaçant de retirer la nationalité à ceux qui refuseraient de rentrer. « 800 et quelques mille étudiants étudient la charia, ils n'apprennent pas un métier. Je vais les faire revenir, et celui qui ne va pas revenir il ne sera plus Burkinabè », a-t-il déclaré.

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Accusations historiques contre le monde arabo-musulman

Le chef de la junte est allé plus loin en inscrivant son discours dans une lecture historique. Il a accusé le monde arabo-musulman d’avoir cherché à « exterminer l’Afrique » en y imposant l’esclavage durant près de « 1000 ans ».

Depuis la fin du mois de juin, tout étudiant burkinabè souhaitant poursuivre des études à l’étranger doit désormais obtenir une autorisation du ministère de l’Enseignement supérieur, afin de s’assurer que son parcours corresponde aux « priorités du gouvernement ». Cette mesure intervient alors que plusieurs imams et fidèles musulmans ont récemment été « enlevés », sans que leurs familles n’aient obtenu d’informations sur leur sort.

Démanteler ses soutiens d'hier

Ces déclarations marquent une nouvelle offensive contre la communauté musulmane qui figurait pourtant parmi les premiers soutiens du régime après la prise du pouvoir en septembre 2022. « Après avoir consolidé son autorité, le capitaine Traoré s’attèle à démanteler méthodiquement ses soutiens d'hier », analyse un observateur local.

La polémique intervient quelques semaines après la réception officielle de l’ambassadeur d’Israël, Simon Seroussi, accrédité auprès de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo et du Burkina Faso.

Le Burkina Faso compte une importante population musulmane aux côtés de communautés chrétiennes et de croyances ancestrales.


#Burkina Faso#monde arabe#Ibrahim Traoré#charia

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