Une vingtaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni et l’Australie, ainsi que la Commission européenne, ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à la situation humanitaire à Gaza. Ils appellent Israël à renoncer à sa nouvelle loi d’enregistrement des ONG internationales, jugée susceptible d’entraver davantage l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Dans une déclaration conjointe publiée lundi, 21 pays et la Commission européenne ont exprimé leur inquiétude face à la situation humanitaire à Gaza, estimant que l’aide qui y parvient demeure « largement insuffisante, tant en quantité qu’en qualité ». Les signataires rappellent que la quasi-totalité de la population dépend aujourd’hui de services humanitaires essentiels.
lsraël doit renoncer à sa loi d’enregistrement des ONG
Le texte fait part d’une vive préoccupation après la décision de la Haute Cour israélienne de rejeter le recours déposé par plusieurs ONG internationales contre la nouvelle loi d’enregistrement. « La loi d’enregistrement affectera et limitera sévèrement la capacité des ONGI à intervenir dans le Territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est », avertissent les signataires, qui demandent à Israël de ne pas appliquer cette législation sous sa forme actuelle.
Parmi les signataires figurent notamment l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège, l’Espagne, la Suède et la Suisse, ainsi que la Commission européenne.
Statement by the Netherlands, the UK, France, Sweden, Japan, Australia and others, on the importance of humanitarian access to Gaza. https://t.co/ZQzbGr0DkS
— Dutch Ministry of Foreign Affairs 🇳🇱 (@DutchMFA) June 8, 2026
Les ONG sont cruciales pour « pour la survie des Palestiniens »
La déclaration rappelle que les ONG internationales constituent une composante essentielle de l’aide humanitaire. En coopération avec les organisations palestiniennes et les agences des Nations unies, elles assurent une part importante des services liés à l’eau, à l’assainissement, à la santé, à l’éducation, à la nutrition ou encore au déminage.
Décrites comme des organisations « professionnelles et transparentes », elles jouent un rôle central dans la mise en œuvre d’une aide fondée sur les principes humanitaires. « Leur travail est crucial pour la survie et le bien-être des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est », souligne le communiqué.
Les signataires estiment également que cette loi s’inscrit dans « un schéma plus large de mesures restrictives ». Ils dénoncent notamment les limitations imposées aux points de passage, les restrictions concernant certains biens jugés à double usage ainsi que divers obstacles administratifs qui compliquent l’acheminement de l’aide.
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« L’accès humanitaire est non négociable »
La déclaration appelle Israël, « la puissance occupante à Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est », à respecter ses obligations au regard du droit international humanitaire.
« L’accès humanitaire est non négociable », rappellent les signataires, qui demandent que les ONG internationales, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que les agences de l’ONU, dont l’UNRWA, puissent exercer leurs missions « sans obstruction ».
Pour conclure, la tribune précise : « Israël est tenu de garantir et de faciliter, sans délai, l’acheminement sûr, rapide et sans entrave de l’assistance humanitaire à la population civile, et de s’abstenir de toute action qui entraverait de quelque manière que ce soit la livraison de cette assistance, y compris celle fournie par les organisations humanitaires ».
