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24/07/2019
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Le sacrifice d’Abraham dans la Bible et le Coran : convergences et divergences

Abraham

Seconde partie de l’étude de l’imam et écrivain Ahmadou Makhtar Kanté sur le sacrifice d’Abraham. L’auteur analyse les récits comparés du même épisode dans la Bible et le Coran, pour aboutir, au terme d’une démonstration convaincante, à l’identification du fils concerné, Ismaël ou Isaac. Focus.

L’épreuve du sacrifice est une des plus marquantes de celles auxquelles Abraham fut confronté. Ce fut un moment où il fit encore montre de toute la grandeur de sa foi, de sa soumission et de sa totale confiance en Dieu. A l’épilogue de l’épreuve du sacrifice, Dieu le qualifia de vrai croyant et soumis. C’est le seul prophète que le Coran a qualifié d’ami de Dieu « Et Dieu a pris Abraham pour ami » (Coran 4 :125). Juifs, chrétiens et musulmans revendiquent son héritage spirituel, chacun à sa façon. La Bible ne parle pas toujours d’Abraham de la même façon que le Coran le fait d’Ibrâhîm. Au sujet de l’épreuve du sacrifice, nous avons trouvé utile de passer en revue les convergences et divergences entre la Bible et le Coran, et de chercher à répertorier les enseignements qu’on peut en tirer. Dans ce cadre, le décryptage et la discussion qui vont suivre seront articulés au contexte de l’épreuve du sacrifice, à une revue comparée des récits biblique et coranique s’y rapportant, et à une réflexion sur qui d’Ismaël ou d’Isaac était le fils concerné par l’épreuve du sacrifice.

Contexte de l’épreuve du sacrifice  

C’est dans Genèse, 22 : 1-19[1] qu’on trouve le récit de la Bible chrétienne se rapportant à l’épreuve du sacrifice. Nous citerons les passages concernés le long de la discussion. Dans le Coran, le récit de l’épreuve du sacrifice est mentionné intégralement dans la sourate 37, des versets 100 à 113.

A la lecture des récits biblique et coranique, on note des différences significatives à propos du contexte des événements de l’épreuve du sacrifice. En effet, selon la Bible, celle-ci se déroule après qu’Abraham a « renvoyé » Agar, la servante égyptienne et son fils Ismaël dans le désert de Paran. Dans ce récit, on note que l’épreuve du sacrifice va donc se dérouler alors qu’Ismaël et sa mère Agar sont loin du pays des Philistins où résidait Abraham[2]. De plus, Isaac y est nommément cité, ce qui ne laisse aucune place à un éventuel débat sur qui d’Ismaël ou d’Isaac sera le fils concerné par le sacrifice : «Après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai » (Gen, 22 : 1-2). 

Abraham

De son côté, le récit du Coran rapporte que les événements du sacrifice se déroulent après les confrontations entre Abraham et son peuple et notamment après que ce dernier a voulu le jeter dans une fosse de feu pour en finir. C’est après cela qu’Abraham demande à son Seigneur de lui trouver une issue. Suit alors l’annonce de la venue au monde d’un garçon magnanime « ghulâmin halîm » : « Ils dirent : Préparez-lui une construction et jetez-le dans la fournaise’.  Ils voulurent intriguer contre lui, mais ce sont eux que nous avons mis à bas. Et il dit : ‘Je m’en vais vers mon Seigneur, Qui me guidera. Seigneur, donne-moi qui[3] sera d’entre les vertueux. Alors, Nous lui fîmes l’heureuse annonce d’un garçon magnanime » (Coran 37 : 98-101). Cet enfant est qualifié mais pas nommé.

Ce dialogue ouvre un sens qu’on ne trouve pas dans le récit biblique, à savoir que le fils magnanime sait que le songe de son père est un commandement divin à l’immoler et il dit oui. Il accepte dans son cœur de subir l’immolation dignement avec l’aide de Dieu. Dans le récit biblique, le fils concerné, Isaac, n’est actif que dans la préparation du feu et du bois. Pour la suite, jusqu’au geste qui pourrait lui être fatal, Isaac est passif et subit sans comprendre, dans une ignorance glaciale.

Le récit biblique annonce à l’entame que c’est pour l’éprouver que Dieu commande à Abraham d’aller offrir Isaac qualifié de fils unique, en holocauste. On note qu’en plus de la mention du nom de l’enfant concerné par le sacrifice, la Bible ajoute qu’Isaac était en ce moment, l’enfant unique d’Abraham. Nous reviendrons sur cette divergence des plus notoires entre le récit de la Bible et celui du Coran sur qui d’Ismaël ou d’Isaac était concerné par le sacrifice. Le récit biblique poursuit par les préparatifs du sacrifice par la mention du dialogue entre Abraham et Isaac. Dans le récit de la Bible, Abraham ne veut pas que son fils sache que c’est lui qui est concerné par le sacrifice et ce dernier ne se doute de rien :

« Abraham prit le bois pour l’holocauste, le chargea sur son fils Isaac, et porta dans sa main le feu et le couteau. Et ils marchèrent tous deux ensemble. Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit : Mon père ! Et il répondit : Me voici, mon fils ! Isaac reprit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham répondit : Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste.  Et ils marchèrent tous deux ensemble. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l’ange de l’Éternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova Jiré. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui : A la montagne de l’Éternel il sera pourvu.» (Gen, 22 : 6-14).

L’annonce biblique et l’annonce coranique

A la différence du récit biblique, le Coran rapporte un dialogue entre Abraham et le fils magnanime dont le nom n’est toujours pas mentionné : « Quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, il[4] dit : «Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses». Il[5] dit : «Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Dieu, du nombre des endurants». Puis quand tous deux se furent soumis et qu’il l’eut couché sur le front, voilà que Nous l’appelâmes «Abraham ! Tu viens de confirmer[6] le songe. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants» C’était là certes, l’épreuve manifeste. » (Coran 37 : 102-106).

Ce dialogue ouvre un sens qu’on ne trouve pas dans le récit biblique, à savoir que le fils magnanime sait que le songe de son père est un commandement divin à l’immoler et il dit oui. Il accepte dans son cœur de subir l’immolation dignement avec l’aide de Dieu. Dans le récit biblique, le fils concerné, Isaac, n’est actif que dans la préparation du feu et du bois. Pour la suite, jusqu’au geste qui pourrait lui être fatal, Isaac est passif et subit sans comprendre, dans une ignorance glaciale.

Abraham

Ahmadou Makhtar Kanté.

Dans la suite du récit, il y a convergence dans le fond. En effet, la voix de l’ange selon la Bible, celle de Dieu dans le Coran interpelle Abraham lui enjoignant de stopper son geste. Puis Abraham finit par sacrifier un bélier grandiose. C’est après avoir levé la main pour immoler le fils magnanime que le Coran utilise pour la première fois dans son récit, le terme d’épreuve là où la Bible l’emploie dès le début. Dans le récit de la Bible, Abraham est qualifié de craignant Dieu, puis, il lui est promis une grande nation comme postérité et un statut de pôle de bénédiction pour le monde : « L’ange de l’Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux, et dit : Je le jure par moi-même, parole de l’Éternel ! Parce-que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. Abraham étant retourné vers ses serviteurs, ils se levèrent et s’en allèrent ensemble à Beer Schéba ; car Abraham demeurait à Beer Schéba » (Gen, 22 : 14-19).  

De son côté, le récit du Coran qualifie Abraham de (« muslim », soumis), de bienfaisant (« muhsin », au sens de perfection spirituelle) et de (« mu-e-min », croyant) : « Puis quand tous deux se furent soumis et qu’il l’eut couché sur le front, voilà que Nous l’appelâmes « Abraham ! Tu viens de confirmer le songe. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants» C’était là certes, l’épreuve manifeste. Et Nous le rachetâmes par une bête grandiose. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : ‘Paix sur Abraham’. Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants, car il était de Nos serviteurs croyants » (Coran 37 : 103-111).

Ismaël ou Isaac ?

Deux divergences significatives apparaissent entre les récits de la Bible et du Coran sur la suite que Dieu accorde à l’exemplarité de l’attitude d’Abraham devant cette épreuve. En effet, là où la Bible parle de grande postérité pour Abraham et de sa fonction singulière dans l’histoire du salut de l’humanité, ce que le Coran confirme, celui-ci ajoute l’annonce de la naissance d’un enfant nommé Isaac. Cette annonce est un indice parmi les plus décisifs qui établissent que c’est bien, à la lumière du Coran, Ismaël, le premier né d’Abraham qui a été le fils concerné par l’épreuve du sacrifice. Aussi, d’autres indices du récit coranique bien examinés conduisent logiquement et rigoureusement à ceci que le fils magnanime dont le nom est tu dans le récit du Coran n’est autre qu’Ismaël, le premier-né d’Abraham.

C’est ainsi qu’à l’entame du récit coranique, se trouve l’heureuse annonce d’un enfant magnanime, donc qualifié mais pas nommé, suivi, à la fin, d’une deuxième heureuse annonce d’un enfant nommé Isaac comme partie de la rétribution que Dieu a réservée à Abraham suite à ce qu’il a manifesté face à l’épreuve du sacrifice. Il en découle que la première annonce ne peut concerner Isaac mais Ismaël. Voici le récit originel : « Quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, il dit : «Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses». Il dit : «Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Dieu, du nombre des endurants». Puis quand tous deux se furent soumis et qu’il l’eut couché sur le front, voilà que Nous l’appelâmes «Abraham ! Tu viens de confirmer le songe. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants» C’était là certes, l’épreuve manifeste. » Nous le[7] rachetâmes par une grandiose bête. Et nous le fîmes passer à la postérité. Paix sur Abraham ! Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants. Il fut vraiment un de nos fidèles croyants. Et Nous lui fîmes l’heureuse annonce d’Isaac, prophète d’entre les vertueux » (Coran 37 : 102-106). 

Il n’est pas dit dans la Bible : « tu prendras », mais « prends » et le texte précise « ton fils unique ». Il s’agit bien d’Ismaël puisqu’il l’était jusqu’à la naissance d’Isaac, quatorze ans après la sienne (Gen. XVI, 16). A aucun moment Isaac n’a été « fils unique » alors qu’Ismaël le fut et donc le qualificatif ne peut s’appliquer qu’à lui.

Nous proposons comme suit une reprise du récit coranique avec, pour les besoins de la démonstration, Isaac comme nom de l’enfant magnanime annoncé à Abraham : « Alors, Nous lui fîmes l’heureuse annonce d’un garçon nommé Isaac[8] (…)[9] Et Nous lui fîmes l’heureuse annonce d’Isaac comme prophète d’entre les vertueux »

A travers cet exercice, il saute aux yeux que l’enfant magnanime annoncé au tout début du récit ne peut être Isaac, et on ne voit pas de qui « il » est alors le nom si ce n’est Ismaël car seuls ces deux fils d’Abraham sont concernés par la divergence sur l’identité de l’enfant du sacrifice. En effet, juifs, musulmans et chrétiens sont d’accord pour dire que l’enfant du sacrifice est soit Ismaël soit Isaac. Comme l’expliquent certains commentateurs du Coran comme Chinqîti[10], la prise en compte de la conjonction de coordination « wa » (et), est cruciale ici, même si certains traducteurs omettent de la mentionner[11]. En effet, elle (la conjonction de coordination – « wa ») indique que ce qui précède parle de quelque chose de différent de ce qui suit. L’heureuse annonce de la naissance d’Isaac à la fin du récit et après que l’enfant magnanime a été exposé au sacrifice établit sans équivoque que ce dernier ne peut être Isaac.

Un autre argument parmi les plus décisifs en faveur d’Ismaël, c’est que ce dernier est le seul de ces deux enfants d’Abraham à être qualifié sans être nommé de « ghulâm halîm » (enfant magnanime) comme cela est mentionné dans le récit de l’épreuve du sacrifice. Pour ce qui est d’Isaac, l’heureuse annonce de sa naissance est associée dans le Coran et la Bible à sa mère[12] et à des anges. De plus, Isaac est qualifié et lui seul, à deux reprises de « ghulâm ‘alîm » (enfant savant). Voici les références : « ‘N’aie pas peur[13] nous te faisons l’heureuse annonce d’un enfant savant’ » (Coran 15 : 53) ; « Il[14] commençait à prendre peur devant eux[15], ils[16] lui dirent : ‘N’aie aucune crainte !’Et ils[17] lui firent l’heureuse annonce d’un enfant savant » (Coran 51 : 28).   

Comme pour l’utilisation de la conjonction de coordination précitée, celle du pronom personnel masculin « hi » dans le verset 113 toujours de la sourate 37 ainsi que du duel (himâ) dans le même verset donnent des indices solides en faveur d’Ismaël : « Et Nous lui[18] fîmes l’heureuse annonce d’Isaac comme prophète d’entre les vertueux. Et Nous le[19] bénîmes ainsi qu’Isaac. Et parmi leurs descendances à eux deux[20] il y a qui est bienfaisant[21] et qui est manifestement injuste envers lui-même[22] »

Ismaël, le fils promis au sacrifice

Le segment du verset 113 « Parmi leurs descendances à eux deux » nous permet de comprendre qu’il s’agit d’Ismail et d’Isaac. En effet, il ne peut s’agir d’Abraham car on serait dans un cas de figure où le verset parlerait de deux descendances : une issue de ce dernier (Abraham) et une autre issue de son fils Isaac ! Il n’est pas concevable d’avoir un tel arbre généalogique car Isaac fait partie de la descendance d’Abraham.

Abraham

La descendance d’Isaac est aussi celle d’Abraham, ce qui fait que le duel mentionné dans ce verset indique qu’il ne s’agit pas d’Abraham et si ce n’est pas lui, le récit conduit à désigner Ismaël. Dit autrement, pour les besoins de la démonstration, voici ce qu’on aurait s’il s’agissait d’Abraham : « Et Nous fîmes à Abraham l’heureuse annonce d’Isaac comme prophète d’entre les vertueux. Et Nous bénîmes Abraham ainsi qu’Isaac. Et parmi les descendances d’Abraham et d’Isaac, il y a qui est bienfaisant et qui est manifestement injuste envers lui-même »

Par contre, si on met Ismaël, on a : « Et nous bénîmes Ismaël ainsi qu’Isaac. Et parmi les descendances d’Ismaël et d’Isaac, il y a qui est bienfaisant… », tout devient cohérent et clair. C’est Ismaël le premier né qui est le béni à côté d’Isaac et c’est des descendances de ces deux frères à partir du père unique Abraham que vont sortir les justes et autres transgresseurs annoncés dans le récit du Coran. Le verset qui suit parle des bienfaits de Dieu aux deux frères que sont Moïse et Aaron[23] ! « Et Nous comblâmes de nos bienfaits Moïse et Aaron » (Coran 37 : 107).

A côté de ces exigences de cohérence interne au Coran qui établissent que c’est Ismaël le fils du sacrifice, les sources musulmanes relèvent que le récit de la Bible qui met en avant plutôt l’enfant unique d’Abraham que serait Isaac pose problème.  Eu égard au récit de la Bile « Après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai », voici ce qu’en dit le défunt recteur de la Mosquée de Paris, Hamza Boubakeur : « Or, il n’est pas dit dans la Bible : « tu prendras », mais « prends » et le texte précise « ton fils unique ». Il s’agit bien d’Ismaël puisqu’il l’était jusqu’à la naissance d’Isaac, quatorze ans après la sienne (Gen. XVI, 16). A aucun moment Isaac n’a été « fils unique » alors qu’Ismaël le fut et donc le qualificatif ne peut s’appliquer qu’à lui, à moins de suspecter (ce qui serait contraire aux faits et à l’enseignement de la Bible) la filiation d’Ismaël. Or, selon la Bible, Ismaël est annoncé et béni par Dieu : « Agar, enceinte, chassée par Sara, l’ange du Seigneur la rencontra près d’une source au désert et lui dit : « Je multiplierai beaucoup ta descendance tellement qu’on ne pourra pas la compter… » Tu es enceinte et tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom d’Ismaël, car Yahvé a entendu ta détresse. » (Gen. XVIII, 7-12)[24].

Ahmadou Makhtar Kanté

[1] http://www.bible-en-ligne.net/bible,01O-22,genese.php

[2] Voir (Gen, 21 : 1-21)

[3] Tous les commentateurs comprennent qu’il s’agit d’une invocation pour une progéniture vertueuse.

[4] Il s’agit d’Abraham

[5] Il s’agit du fils magnanime.

[6] Au sens d’avoir fait le nécessaire pour mettre en œuvre le songe.

[7] Il s’agit de l’enfant magnanime

[8] Ajouté par nos soins pour les besoins de la démonstration

[9] Mis pour les versets que nous avons sautés pour aller directement à la fin, toujours pour les besoins de la démonstration

[10] Voir son commentaire à ce propos, adwâ-ul bayân

[11] Dans ce cas de figure, ils mettent : « Nous lui fîmes l’heureuse annonce… », ce qui ne tient pas compte de la conjonction de coordination qui est dans le verset en arabe « wa »…

[12] Du nom de Sara dans la Bible, elle n’est pas nommée dans le Coran.

[13] Les anges s’adressent à Abraham

[14] C’est toujours Abraham devant face aux anges qui se rendent à la cité du prophète Loth (paix sur lui)

[15] Il s’agit des anges

[16] Les anges

[17] Les anges

[18] Il s’agit d’Abraham

[19] Il s’agit d’Ismaël remplacé ici par le pronom personnel « hi » comme nous le montrerons par la suite

[20] Se limiter à traduire par « parmi leur descendance » ne met pas en exergue le duel utilisé dans le verset en arabe. On pourrait aussi mettre « tous deux »

[21] Agit avec une forte conscience de la présence de Dieu

[22] Il s’agit de la progéniture d’Ismaël et d’Isaac où se trouveront des gens vertueux comme des transgresseurs.

[23] Il s’agit des prophètes Mûsâ et Hârûn (paix sur eux) fils d’Imrân qui a vécu au temps de l’exode en Egypte. Ces deux frères avaient pour sœur Maryam, l’homonyme de Maryam (Marie mère de Jésus – paix sur lui)

[24] Cheick  si boubakeur hamza, Le Coran, traduction nouvelle et commentaires, Ed Fayard, Tome 2, p506.

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