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Le maire de Gennevilliers interdit d’entrée en Cisjordanie

Gennevilliers

Les autorités de l’Etat hébreu ont refusé de laisser entrer Patrice Leclerc, maire communiste de Gennevilliers, en Cisjordanie à travers la frontière de la Jordanie. Un refus motivé par le soutien de l’élu local à la campagne de Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël en raison de sa politique de colonisation, de répression des Palestiniens et des violations des résolutions des Nations unies.

« Dans la mesure où il s’agit de quelqu’un qui soutient le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël) il a été décidé de ne pas l’autoriser à se rendre en Israël », a-t-il été mentionné dans un communiqué des deux ministères des Affaires étrangères, français et israélien. Un communiqué qui se voulait une réponse au refoulement de Patrice Leclerc, hors de la frontière Cisjordanienne avec la Jordanie où le maire communiste français voulait se rendre. Une punition de Tel Aviv infligée pour le soutien de l’élu à la cause palestinienne. Patrice Leclerc avait déclaré l’opposant Marwan Baghouti citoyen d’honneur de Gennevilliers en 2014 ce qui a soulevé l’ire du gouvernement sioniste. Une décision qualifiée d’ « humiliation » par Patrice Leclerc et d’ « arbitraire intolérable » envers « ceux qui agissent pour le droit des Palestiniens à disposer d’un État libre et indépendant ».

La gauche française dans le collimateur du gouvernement israélien

En guise d’éclaircissement et d’avertissement, le ministre des Affaires stratégiques et de la sécurité intérieure Gilad Erdan, a affirmé dans le même sens que la restriction d’accès aux territoires palestiniens était plus importante pour ceux qui « appellent à un boycott (et) exercent des fonctions officielles ». « Nous ne permettons pas à ceux qui agissent contre Israël d’entrer dans le pays pour s’y livrer à des provocations », a rétorqué de son côté le ministre de l’Intérieur Arieh Deri. Patrice Leclerc est le dernier en date des élus français à s’être vu refuser l’accès à la Palestine après le secrétaire national du Parti Communiste Français Pierre Laurent et les députés de la France Insoumise Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier.

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