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Bretagne : 20 responsables de mosquées reçus par le préfet

Mohamed-Iqbal Zaidouni (à droite) au cours d’une rencontre inter-religieuse. 

Dans le cadre des Assises territoriales de l’islam, une rencontre organisée à la préfecture d’Ille-et-Vilaine a réuni une vingtaine de responsables de mosquées. L’occasion pour les gestionnaires musulmans d’exposer les problèmes qui entrave la pratique du culte islamique en France.

Une vingtaine de personnes, représentant les mosquées de Rennes, d’Angers et des Pays de la Loire ont été reçues mardi 4 septembre par le préfet délégué Patrick Dalennes et son directeur de cabinet Augustin Cellard. Les gestionnaires de mosquées ont pu exposer les différentes difficultés auxquelles les musulmans sont confrontés dans la pratique de leur culte. Interrogé par Ouest-France, Mohamed-Iqbal Zaidouni, président du conseil régional du culte musulman (CRCM) de Bretagne, a rappelé quelles étaient les positions défendues par son institution.

S’appuyer sur l’expérience des catholiques

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Tout en prenant ses distances avec la notion d’islam de France (« Il n’y a pas d’Islam de France ou d’autre pays. Est-ce que l’on parle du catholicisme de France ? »), le président du CRCM a défendu le CFCM en plaidant pour son maintien. « Il faut que le conseil français du culte musulman (CFCM) soit maintenu et renforcé. C’est une instance jeune, qui n’a ni beaucoup de moyens, ni beaucoup de pouvoir pour pourvoir imposer sa vision des choses à une mosquée ou intervenir face à un imam radicalisé. »

Au nom d’une interprétation dévoyée de la laïcité ou par méconnaissance, nombre de communes refusent la création de carrés musulmans dans les cimetières (…) Nous parlons de Français musulmans qui sont nés et ont toujours vécu en France

Recommandant de s’appuyer sur l’expérience des catholiques en matière d’instance religieuse, Mohamed-Iqbal Zaidouni a énuméré les priorités du dossier de l’islam en France : le financement des lieux de culte, la formation des imams, la problématique des carrés musulmans dans les cimetières.

La réticence des élus à ouvrir des carrés musulmans

Sur la question du financement, le président du CRCM Bretagne a évoqué la piste des taxations sur le halal et le pèlerinage. « À part trois mosquées à Paris, Marseille et Ivry qui délivrent les cartes de sacrificateurs, les autres mosquées ne touchent rien de l’argent généré par le commerce de la viande hallal. Nous ne bénéficions pas non plus d’un système de défiscalisation de donateurs, via un organisme comme la Fondation du patrimoine par exemple. Les seules ressources sont les quêtes ! La taxation des agences de voyage qui organisent des pèlerinages à la Mecque est aussi une piste. »

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Le responsable du culte musulman breton a également souligné l’opposition d’élus communaux à propos de l’ouverture de carrés musulmans dans les cimetières. « Au nom d’une interprétation dévoyée de la laïcité ou par méconnaissance, nombre de communes refusent la création de carrés musulmans dans les cimetières. Autrefois, beaucoup de musulmans arrivés en France repartaient au pays pour les funérailles. Aujourd’hui, nous parlons de Français musulmans qui sont nés et ont toujours vécu en France. »

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