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24/06/2019
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Blocus sur Gaza : Tony Blair confie avoir subi des pressions israéliennes

L’ancien premier ministre britannique Tony Blair a reconnu avoir subi, ainsi que d’autres leaders politiques, des pressions israéliennes pour imposer un blocus sur Gaza au lendemain de la victoire électorale, en 2006, du Hamas à Gaza, d’après une information du Guardian. « Nous aurions dû essayer de faire dialoguer le Hamas pour le faire changer de position. Mais c’était très difficile, les Israéliens étaient très opposés », a confié l’ancien dirigeant.

En 2006, lorsque le Hamas a remporté les premières élections démocratiquement organisées dans les territoires palestiniens, un blocus économique fut immédiatement décrété par les grandes puissances du bloc occidental (Etats-Unis, UE, Grande-Bretagne). Une position que regrette aujourd’hui Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique et l’envoyé à l’époque du quartet du Moyen-Orient – composé des Etats-Unis, de l’UE, de l’ONU et de la Russie. Interviewé dans le cadre d’un ouvrage sur Gaza, l’ex locataire du Downing Street a reconnu l’existence de pressions israéliennes sur Bush et sur lui-même tout en plaidant rétrospectivement pour une intégration du Hamas dans le jeu politique palestinien. « Rétrospectivement, nous aurions dû, au tout début, essayer de faire dialoguer le Hamas et le faire changer de position. Je pense que c’est que je ferais rétrospectivement. Mais évidemment c’était très difficile, les Israéliens étaient très opposés. Mais vous savez, nous aurions probablement pu trouver un moyen d’y parvenir – ce que nous avons finalement fait de toute façon, de manière informelle », a-t-il déclaré.

« « L’UE n’était pas tenue d’aligner sa position avec celle d’Israël »

The Guardian évoque à ce sujet des contacts secrets entre le MI6 (services de renseignements britanniques, ndlr) et les leaders palestiniens (Khaled Meshaal, le chef du bureau politique du Hamas, et son successeur Ismail Haniyeh, ndlr), pour l’exploration d’un éventuel cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Un point de vue critique confirmé par Jonathan Powell, l’ancien chef de cabinet de Tony Blair qui est allé plus loin, en déclarant que la stratégie du Quartet était « une terrible erreur ». Le quotidien britannique cite également un haut responsable de la Commission européenne qui a regretté cet alignement européen sur Tel Aviv et Washington. « L’UE n’était pas tenue d’aligner sa position (…) avec celle des États-Unis et d’Israël. L’UE ne l’avait pas fait par le passé. La région observait la réponse de l’UE à ces élections. Si nous semblions, par nos actions, rejeter les résultats (de l’élection démocratique du Hamas, ndlr), nos revendications en faveur de la démocratie seraient minées », a-t-il commenté.

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